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D'importantes quantités de marchandises débloquées dans quatre ports égyptiens : Madbouly

Farah Alazzouni , Jeudi, 07 mars 2024

Les médicaments, les équipements nécessaires à l’industrie et le fourrage viennent en tête sur la liste des priorités, selon le premier ministre .

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La conférence de presse du premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly au port d'Alexandrie. Photo : Page officielle du Conseil des ministres.

D’importantes quantités de marchandises sont en passe d’être débloquées aux ports d’Alexandrie, d’Al-Dekhila, de Damiette, et d’Al-Sokhna, a déclaré le premier ministre, Mostafa Madbouly, lors d’une conférence de presse tenue le 7 mars.

« Entre le 1er et le 6 mars des biens stratégiques d’une valeur de 230 millions de dollars et des équipements industriels d’environ 464 millions de dollars ont été débloqués », a noté le premier ministre, en précisant que ces chiffres n’incluaient pas les produits pétroliers ou l’or.

Selon lui, les marchandises stockés aux douanes sont estimées à 1,3 milliards de dollars.

C’est l’injection récente de dollars dans les banques égyptiennes qui a permis le déblocage de ces marchandises, a expliqué le chef du gouvernement, ajoutant que la quantité des marchandises débloquées augmenterait dans les prochains jours en coordination avec le secteur bancaire.

Madbouly a déclaré que l’Egypte tenait à rendre disponibles les marchandises afin de stabiliser les prix avant de les réduire dans une étape ultérieure. Il a souligné que la priorité était accordée aux produits stratégiques, notamment les médicaments, le fourrage, et les équipements nécessaires à l’industrie.

Parallèlement, gouvernement a décidé d’importer 300 000 tonnes de sucre, une denrée qui a connu une pénurie ces dernières semaines.

La crise des marchandises bloquées dans les ports égyptiens est apparue après le début de la guerre en Ukraine en février 2022, en raison de la pénurie de devises.

L’Egypte a atténué sa crise de liquidité en devises étrangères notamment grâce à un accord avec le Fonds Monétaire International (FMI) et un autre avec les Emirats arabes unis sur financement du projet de Ras Al-Hikma.

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