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Les coupures d'électricité économisent 1 milliard de dollars par an : Porte-parole du gouvernement

Névine Lameï, Samedi, 20 avril 2024

L’Etat assume la responsabilité de ne pas réduire la charge électrique des hôpitaux, des usines et des installations vitales.

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Les lumières s’éteignent sur le quartier de Moqattam au Caire. Photo : AFP

Le porte-parole du Conseil des ministres Mohamed Al-Homossani a révélé, vendredi 19 avril, que le programme de délestage d'électricité (coupures du courant électrique) économise dans le budget de l'état 1 milliard de dollars par an. 

Le gouvernement avait repris son plan de coupure d'électricité à partir du 15 avril, après avoir été suspendu durant le mois de Ramadan et la fin de la période festive d'Aïd Al-Fitr.

Le Conseil des ministres avait annoncé que les coupures de courant auront lieu durant la journée entre 11 heures et 17 heures, pour une durée allant d’une à deux heures maximum. 

Une décision qui a suscité beaucoup de polémiques dans la rue et aussi au niveau du parlement concernant sa nécessité et la stratégie du gouvernement à mettre un terme à cette mesure.

« Grâce à la coupure d'électricité, l'Egypte a pu économiser certaines sommes. C'est vrai qu'on a eu des liquidités en dollars récemment et cela nous a servi à contrôler le marché monétaire, l’inflation et du taux de change. Mais il y a aussi d'autres priorités pour le citoyen. si on dirige toutes nos ressources à l'électricité qu'en sera-t-il de la santé, éducation, produits alimentaires et matières premières », a expliqué Al-Homossani dans une intervention téléphonique au programme Al-Hékaya sur la chaîne satellite MBC Misr.

L'Egypte souffrait depuis la guerre en Ukraine d'une pénurie de devises étrangères, mais lors des deux derniers mois, elle a signé des accords d'investissement à Ras Al-Hikma et de financements qui lui procureront plus de 50 milliards de dollars en liquidité.

« Nous ne devons pas oublier les situations régionales et internationales qui ont affecté l’économie de l'Egypte, y compris la guerre à Gaza qui a eu un impact dévastateur sur le secteur du tourisme. D’autre part, le canal de Suez a perdu 40 % de ses ressources. On doit maintenant gérer nos ressources en fonction de toutes ses conditions et l'Etat travaille toujours sur une résolution de cette crise, » conclut-il.

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