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Irak: interpellations après des attaques contre des enseignes associées aux Etats-Unis

AFP , Mardi, 04 juin 2024

KFC
Photo : AFP

Les autorités irakiennes ont interpellé plusieurs personnes, parmi lesquelles des membres des forces de sécurité, soupçonnées d'avoir attaqué à Bagdad des enseignes associées aux Etats-Unis, sur fond d'appels au boycott en pleine guerre à Gaza, a annoncé le ministère de l'Intérieur mardi.

La semaine dernière, plusieurs enseignes occidentales, dont la chaîne américaine de fast food KFC, ont fait l'objet d'attaques qui ont causé des dégâts sans faire de blessé.

Et lundi, des dizaines d'hommes ont encore attaqué un KFC et un autre restaurant à Bagdad, d'après une source de sécurité.

Ces attaques ont pour pour objectif "de nuire aux intérêts américains", a affirmé le ministère de l'Intérieur.

Il a fait état de l'arrestation de plusieurs hommes soupçonnés d'avoir participé aux attaques de la semaine dernière. "Il apparaît malheureusement que certains d'entre eux appartiennent à l'appareil de sécurité", a-t-il précisé.

Une source de sécurité a affirmé à l'AFP que 13 personnes avaient été interpellées lundi alors qu'une autre a déclaré qu'elles avaient été relâchées.

Peu avant l'attaque de lundi, les Brigades du Hezbollah avaient appelé à "boycotter et renvoyer" ce qu'ils qualifient d'entités "espionnes" affiliées à "l'occupation", faisant référence aux Etats-Unis.

Cet influent groupe armé appartient à la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse de combattants issus des groupes armés pro-Iran. Il fait également partie du Hachd al-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires désormais intégrés à l'appareil sécuritaire étatique.

Il avait appelé à plusieurs reprises au retrait des troupes américaines d'Irak, et est considéré par Washington comme "terroriste".

Un mouvement de boycott a visé de grandes marques occidentales telles que Starbucks et McDonald's, en soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza.

L'ambassadrice américaine en Irak, Alina L. Romanowski, a dénoncé jeudi plusieurs "attaques contre des entreprises américaines et internationales" à Bagdad.

L'Irak ne reconnaît pas l'Etat d'Israël et tous ses partis politiques soutiennent la cause palestinienne.

Fin mai, l'influent leader religieux chiite irakien, Moqtada Sadr, a renouvelé son appel à fermer l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad après une frappe israélienne sur un camp de déplacés palestiniens qui a fait des dizaines de morts dans le sud de la bande de Gaza.

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