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Un premier navire décharge ses vivres à Gaza affamée

AFP , Samedi, 16 mars 2024

Un premier bateau chargé d'aide a commencé à décharger des tonnes de vivres dans la bande de Gaza pour tenter d'éviter une famine, au moment où les négociations reprennent pour une trêve dans les affrontements entre Israël et le Hamas.

Gaza

Un premier bateau chargé d'aide a commencé à décharger des tonnes de vivres dans la bande de Gaza pour tenter d'éviter une famine, au moment où les négociations reprennent pour une trêve dans les affrontements entre Israël et le Hamas.

Outre les raids et les combats, l'ONU redoute une famine généralisée dans le territoire palestinien, notamment dans le nord, déchiré par la guerre et difficilement accessible. L'aide acheminée par voie terrestre entre dans le sud de la bande de Gaza après avoir été inspectée par Israël, mais elle reste très insuffisante au regard des besoins des 2,4 millions d'habitants.

 

Une course contre la montre est engagée pour tenter d'acheminer davantage d'aide humanitaire, directement dans le nord de Gaza, par des parachutages ou un nouveau couloir maritime depuis Chypre.

Jour de première

Parti mardi de Chypre, un bateau de l'ONG espagnole Open Arms transportant 200 tonnes de vivres de l'organisation World Kitchen Central (WCK) a atteint vendredi une jetée flottante où les cargaisons étaient déchargées vendredi en fin d'après-midi et en soirée.

"WCK décharge près de 200 tonnes de riz, de farine, de protéines et bien plus encore, arrivées par voie maritime plus tôt dans la journée. Au même moment où cette cargaison est transbordée, notre deuxième navire se prépare à quitter Chypre avec des centaines de tonnes de vivres supplémentaires", s'est félicité tard vendredi soir l'ONG sur X.

"Malgré l'obscurité et les difficultés, le travail ne s'arrête pas à Gaza pour décharger les 200 tonnes de nourriture de WCKitchen (...) Espérons que ce couloir que nous avons ouvert aujourd'hui constituera une voie parallèle aux voies terrestres pour alléger la faim et les souffrances", a renchéri Open Arms.

"Je veux (de l'aide) pour mes enfants. Je veux qu'ils vivent et ne meurent pas de faim. Ils ne mangent que des plantes sauvages, il n'y a pas de pain, il n'y a pas de pain. Il n'y a rien à manger à Gaza. C'est le mois du Ramadan et il n'y a rien", a déclaré à l'AFP Abou Issa Ibrahim Filfil, un Palestinien venu scruter l'arrivée du navire.

L'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et d'autres pays ont rappelé ces derniers jours que l'acheminement d'aide par les airs ou la mer ne pouvait se substituer aux routes terrestres.

Et si le navire d'Open Arms a pu s'approcher de Gaza - qui ne compte aucun port de marchandise - pour décharger sa cargaison, il avait été soumis au préalable "à un contrôle de sécurité complet", a déclaré l'armée israélienne qui a imposé un siège complet au territoire.

La guerre à Gaza a fait 31.490 morts dans la bande de Gaza, majoritairement des civils, selon le ministère palestinien de la Santé à Gaza.

Le porte-parole du ministère palestinien de la santé à Gaza, Ashraf al-Qudra, a annoncé tôt samedi la mort de 36 personnes, dont des femmes et des enfants, dans une frappe sur une maison où s'entassaient des déplacés à Nusseirat (centre). Quelque 123 personnes au total sont mortes depuis vendredi soir dans l'ensemble du territoire, selon la même source.

Le Hamas, qui exigeait jusqu'ici d'Israël un cessez-le-feu définitif avant tout accord sur une libération des otages retenus à Gaza, s'est dit prêt à une trêve de six semaines, pendant laquelle 42 otages - femmes, enfants, personnes âgées et malades - pourraient être libérés en échange de 20 à 50 prisonniers palestiniens.

Dans cette optique, le Hamas exige le "retrait de l'armée de toutes les villes et zones peuplées", le "retour des déplacés sans restrictions" et l'entrée d'au moins 500 camions d'aide humanitaire par jour à Gaza, a indiqué un de ses cadres à l'AFP.

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a pour sa part déclaré que les pays médiateurs travaillaient "d'arrache-pied pour combler le fossé restant" en vue d'un accord sur les otages et une trêve.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, lui, annoncé qu'une délégation israélienne allait se rendre au Qatar dans le cadre des négociations autour de cet échange, sans préciser quand. Et la Maison Blanche s'est dit "prudemment optimiste" pour les négociations sur une trêve.

 

 

*Article modifié par Ahraminfo

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