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L’agression israélienne dans la bande de Gaza n’est pas une légitime défense mais une guerre brutale : représentante de l'Egypte devant la CIJ

Laila Ahmed , Mercredi, 21 février 2024

Devant la Cour internationale de Justice, l'Egypte critique l'action israélienne à Gaza, la qualifiant de guerre brutale entravant l'aide humanitaire et imposant un siège à la population.

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la Conseillère juridique du ministère égyptien des Affaires étrangères Yasmine Moussa.

Yasmine Moussa, la Conseillère juridique du ministère égyptien des Affaires étrangères, a pris la parole, mercredi 21 février, devant la Cour internationale de Justice pour dénoncer fermement l'agression israélienne sur la bande de Gaza.

« Cette action ne relève pas de la légitime défense mais constitue une guerre brutale » affirme-t-elle, ajoutant que les Palestiniens subissent une punition collective depuis 75 ans. 

Moussa a souligné qu’Israël bloque systématiquement l'arrivée de l'aide humanitaire à Gaza et soumet délibérément ses habitants à des conditions de vie inhumaines, exacerbées par un siège et une politique de famine.

« Aucune perspective politique pour résoudre la question palestinienne est à portée de main », a regretté Moussa, ajoutant que la paix et la stabilité au Moyen-Orient ne pourront être atteintes que par la reconnaissance d'un Etat palestinien souverain, établi dans les frontières de 1967.

Moussa a déclaré que des preuves attestent qu'Israël a intentionnellement induit des changements démographiques dans les territoires palestiniens et a souligné que le pays doit « s’abstenir d’étendre ses opérations de colonisation et mettre fin à son occupation des territoires palestiniens conformément aux résolutions de l'ONU et au droit international».  

L'Egypte a fait partie des participants aux délibérations de la Cour internationale de justice (CIJ), entamées le lundi 19 février, concernant les implications illégales de l'occupation israélienne des territoires palestiniens depuis 1967, événement marqué par la présence remarquable de 52 pays appelés à témoigner.

Le 31 décembre 2022, l'Assemblée générale de l'ONU avait voté une résolution demandant à la CIJ de fournir un avis consultatif non obligatoire sur les répercussions légales des actions et politiques d'Israël dans le territoire palestinien occupé, incluant Jérusalem-Est.

L'Egypte considère qu'Israël néglige le droit à l'autodétermination du peuple palestinien et doit arrêter son occupation illégale des territoires palestiniens, conformément aux résolutions de l'ONU et au droit international, a précisé Yasmine Moussa.





 

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