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La mission de l'UE en Mer Rouge officiellement lancée lundi

AFP , Vendredi, 16 février 2024

Le détroit de Bab El Mandeb
Le détroit de Bab El Mandeb. Photo : AFP

La mission de l'Union européenne en Mer Rouge pour sécuriser le fret maritime perturbé par les attaques des rebelles houthis sera officiellement lancée lundi, ont affirmé vendredi des sources diplomatiques.

Cette mission qualifiée de "risquée" sera lancée par les ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Bruxelles, a précisé un responsable de l'UE, sous couvert d'anonymat. Elle est prévue pour durer un an, éventuellement renouvelable, selon un diplomate.

Cela ne signifie pas qu'elle sera immédiatement opérationnelle: il appartiendra à son commandement de déterminer quand elle disposera de ressources suffisantes pour être totalement opérationnelle, ce qui devrait prendre "quelques semaines", estime un autre diplomate européen.

Plusieurs pays ont fait part de leur intention de participer à cette mission baptisée "Aspides" ("bouclier" en grec ancien), dont la Belgique, l'Italie, l'Allemagne ou la France. L'Espagne a indiqué qu'elle n'y participerait pas.

La frégate allemande "Hessen" est partie le 8 février en direction de la mer Rouge, avec un équipage de quelque 240 personnes. Elle sera en état d'alerte permanent et pourra répondre à d'éventuelles attaques avec des missiles, drones et "bateaux kamikazes" télécommandés.

La Belgique a, elle, annoncé son intention d'envoyer sa frégate "Marie-Louise". La France s'est dite prête à mettre l'une de ses frégates déjà présente en Mer Rouge à disposition de la mission Aspides.

Les Vingt-Sept se sont mis d'accord dès janvier sur le principe d'une mission de surveillance et patrouille maritime en Mer Rouge, à condition toutefois que son mandat soit purement défensif.

Le Grèce en assurera le commandement général et l'Italie le commandement opérationnel en mer, a ajouté un diplomate européen.

Elle pourra faire feu pour défendre les navires marchands ou se défendre elle-même, mais ne pourra pas viser des objectifs à terre contre des positions des rebelles houthis au Yémen, selon des diplomates. Il est "important de ne pas contribuer à l'escalade dans la région", a insisté l'un d'eux.

Depuis mi-novembre, les houthis soutenus par Téhéran multiplient les attaques contre les navires qu'ils estiment liés à Israël. Les rebelles affirment agir en "solidarité" avec les Palestiniens de Gaza, où Israël est accusé de commettre un génocide. 

Leurs attaques ont contraint de nombreux armateurs à contourner la mer Rouge et le golfe d'Aden, où transitent 12% du commerce mondial.

Premier allié d'Israël, Washington a mis en place en décembre une coalition multinationale afin de "protéger" le trafic maritime sans parvenir à faire cesser les attaques.

Depuis mi-janvier, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont mené plusieurs frappes contre les positions des rebelles, lesquels ont désigné aussi les navires américains et britanniques comme "cibles légitimes".

*Article modifié par Ahraminfo.

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