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Des dizaines de chars israéliens sont entrés dans le sud de la bande de Gaza : témoins

AFP, Lundi, 04 décembre 2023

Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés dans le sud de la bande de Gaza, au niveau de la ville de Khan Younès, ont indiqué lundi des témoins à l'AFP

Gaza
Des chars israéliens dans le sud de Gaza. Photo: AFP

 L'armée israélienne a mené sur Gaza, plus de 10.000 frappes et lancé une offensive terrestre dans le nord le 27 octobre. Des centaines de milliers de Palestiniens ont fui vers le sud désormais intensément pilonné, et où l'armée israélienne a fait savoir qu'elle avait l'intention d'étendre ses opérations au sol pour y éliminer les responsables du Hamas et ses infrastructures.

Ses frappes dans le sud se concentrent depuis plusieurs jours sur le secteur de Khan Younès.

Amine Abou Hole, 59 ans, a rapporté lundi que des véhicules militaires israéliens étaient désormais entrés "sur une profondeur de deux kilomètres", dans le village d'al-Qarara, au nord-est de Khan Younès.

"Des chars sont entrés par le checkpoint frontalier militaire de Kissoufim vers l'ouest et ils ont progressé de plus de deux kilomètres dans le village d'al-Qarara, ils sont maintenant massés dans le secteur d'Abou Hole à l'ouest de la route Salaheddine", a-t-il ajouté.

"Nous sommes partis hier en fin de journée avec ma femme et nos trois enfants, ainsi que mes parents, les chars sont désormais sur la route Salaheddine", qui travserse du nord au sud la bande de Gaza, a ajouté de son côté Moaz Mohammed, 34 ans.

"Ils la tiennent des deux côtés et la coupent désormais entre Deir al-Balah et Khan Younès en tirant des balles et des obus de char contre toutes les voitures et les personnes qui essayent de se déplacer dans la zone", a-t-il ajouté.

Obligés de fuir vers le sud de la bande de Gaza, les Palestiniens déplacés vivent aujourd'hui au quotidien les bombardements aériens qui y font chaque jour de très nombreuses victimes, morts et blessés. Et ils craignent d'être poussés vers l'Egypte par une entrée massive des chars et de l'infanterie dans la zone.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a réaffirmé lundi lors d'un entretien téléphonique avec la vice-présidente américaine, Kamala Harris, son opposition à "tout déplacement forcé des Palestiniens", que ce soit de Gaza ou de l'ensemble des territoires occupés.

Un porte-parole de l'armée israélienne a récusé toute intention de contraindre les Gazouis hors de leur territoire, et de passer en Egypte. "On ne cherche pas à faire évacuer des gens là-bas", a déclaré Jonathan Conricus devant des journalistes.

A la mi-novembre toutefois, la ministre israélienne du Renseignement, Gila Gamliel, avait appelé la communauté internationale à "promouvoir la réinstallation volontaire" des Palestiniens "hors de la bande de Gaza", "plutôt que d'envoyer de l'argent pour reconstruire" le territoire.

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