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L'Espagne avertit Israël que les ordonnances de la CIJ sont "contraignantes"

AFP , Samedi, 25 mai 2024

​Le ministère des Affaires étrangères du gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sánchez a averti samedi Israël que les ordonnances émises par la Cour internationale de justice (CIJ) sont "contraignantes" et a exigé leur respect.

Pedro Sanchez
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez prononce un discours pour annoncer que l’Espagne reconnaîtra la Palestine comme État. Photo : AFP

"Les ordonnances de la CIJ, y compris celle portant sur l'arrêt de l'offensive israélienne à Rafah, sont contraignantes. Nous exigeons leur application", a écrit le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares sur le réseau social X.

"Cela concerne également le cessez-le-feu, la libération des otages et l'accès à l'aide humanitaire. La souffrance des habitants de Gaza et la violence doivent cesser", a-t-il ajouté.

La plus haute juridiction de l'ONU a ordonné vendredi à Israël de stopper "immédiatement" son offensive militaire à Rafah, une décision susceptible d'ajouter à la pression internationale en faveur d'une trêve après plus de sept mois de guerre.

La CIJ, qui siège à La Haye, a aussi ordonné à Israël de maintenir le passage de Rafah ouvert pour permettre un accès "sans restriction" à l'aide humanitaire.

La juridiction a également appelé à la libération immédiate des personnes prises en otages par le Hamas. 

Les ordonnances de la CIJ, qui tranche les différends entre États, sont juridiquement contraignantes mais elle n'a aucun moyen de les faire respecter.

L'Espagne est l'un des pays européens les plus critiques à l'égard d'Israël depuis le début du conflit actuel à Gaza

Le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu a rappelé cette semaine son ambassadeur à Madrid pour des consultations, après l'annonce mercredi de l'Espagne, l'Irlande et la Norvège de reconnaître l'Etat de Palestine.

Israël a en outre annoncé vendredi avoir "décidé de couper le lien" entre le consulat d'Espagne à Jérusalem et les Palestiniens, en raison aussi d'un "appel antisémite" de la numéro trois du gouvernement espagnol, Yolanda Díaz, cheffe de file du parti d'extrême gauche Sumar et ministre du Travail.

"Nous saluons aujourd'hui le fait que l'Espagne reconnaisse l'Etat de Palestine", mais "nous ne pouvons pas nous arrêter là. La Palestine sera libre du fleuve à la mer", avait lancé Mme Díaz sur X, en dénonçant un "génocide du peuple palestinien".

 

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