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Sept blessés dans une nouvelle attaque de missiles russes sur Kiev

AFP , Lundi, 25 mars 2024

Kiev
Les services de secours sur le site d'un immeuble d'habitation endommagé par une frappe de missile russe , à Kiev, en Ukraine. Photo : AFP

Sept personnes ont été blessées lundi par des débris de missiles russes abattus à Kiev, une nouvelle preuve selon l'Ukraine de son besoin "urgent" de systèmes de défense aérienne fournis par les Occidentaux.

La Russie a multiplié les bombardements chez son voisin ces dernières semaines, visant notamment les infrastructures énergétiques, en représailles aux attaques ukrainiennes contre ses régions frontalières. Il s'agit de la troisième attaque aérienne sur la capitale en cinq jours.

Des explosions et une sirène d'alerte aérienne ont été entendues à Kiev lundi matin.

Les autorités ont indiqué que sept personnes avaient été blessées, dont deux ont été hospitalisées.

"Les infrastructures énergétiques ont été endommagées et il n'y a pas d'électricité dans certaines parties de (la ville) d'Odessa", a déclaré le gouverneur régional Oleg Kiper.

Vendredi, des frappes massives sur le réseau énergétique ukrainien avaient entraîné des coupures d'électricité d'ampleur, plongeant notamment dans le noir la deuxième ville du pays, Kharkiv.

Représailles

L'Ukraine, très dépendante de l'aide militaire fournie par ses partenaires occidentaux, les exhorte à en envoyer davantage et plus vite.

"Nous ne cessons de répéter que l'Ukraine a besoin de davantage de systèmes de défense aérienne", synonymes de "sécurité", a estimé le président Volodymyr Zelensky lundi.

Son chef de la diplomatie, Dmytro Kouleba, a répété le même message, exhortant à la livraison de systèmes antiaérien américain Patriot "capables de repousser toute attaque russe".

Mais une importante aide américaine est toujours bloquée au Congrès du fait de l'opposition entre républicains et démocrates, et les Européens, dont les capacités de production sont limitées, tardent à livrer les obus promis ces derniers mois.

Ces nouvelles frappes russes se produisent quelques jours après un attentat ayant fait 137 morts dans la banlieue de Moscou. Le groupe jihadiste État islamique (EI) en a revendiqué la responsabilité, mais les autorités russes, Vladimir Poutine en tête, évoquent une piste ukrainienne qu'aucun élément tangible ne confirme.

Kiev a vigoureusement démenti toute implication, soutenu par les Etats-Unis. Ces derniers jours, des dirigeants occidentaux ont toutefois mis en garde contre le risque que l'attentat ne serve à justifier un renforcement des attaques de Moscou contre l'Ukraine.

Lundi, le président français Emmanuel Macron a ainsi estimé qu'il fallait "se garder de toute instrumentalisation ou déformation".

Sur le front, l'armée ukrainienne doit composer avec une pénurie de munitions et des difficultés de recrutement, tandis que l'armée russe grignote du terrain, malgré ses pertes humaines.

Le front reste néanmoins en grande partie gelé depuis plus d'un an, aucun camp ne réussissant de véritable percée.

Ces dernières semaines, les attaques aériennes contre les régions russe frontalières se sont multipliées, faisant plusieurs morts dans celle de Belgorod. Des groupes de combattants, se présentant comme des volontaires russes anti-Kremlin, ont également mené des incursions armées que Moscou dit repousser.

L'armée russe assure bombarder l'Ukraine en représailles à ces attaques, elles-mêmes des réponses aux frappes quotidiennes contre des villes ukrainiennes.

En Russie, un incendie s'est déclaré dans une importante centrale électrique de la région de Rostov, a indiqué le gouverneur local, à la suite d'une série d'attaques de drones ukrainiens dans la région.

Deux unités de la centrale de Novotcherkassk, l'une des plus grandes du sud-ouest de la Russie, ont été mises hors service, a indiqué le gouverneur Vassili Goloubev, dans un message publié sur Telegram.

 

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