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Cap sur la campagne électorale

May Atta , Jeudi, 30 novembre 2023

Les porte-parole des campagnes électorales des quatre candidats à la présidentielle expliquent leurs programmes et les moyens mis en oeuvre pour communiquer avec les citoyens.

Cap sur la campagne électorale

Zaher El Shakankery, porte-parole du candidat Hazem Omar.

 « Notre objectif est de régler la crise économique avec en tête les dossiers prioritaires »

 Al-Ahram Hebdo : L’élection présidentielle commence le 1er décembre à l’étranger. Comment la campagne a-t-elle communiqué avec les différentes communautés à l’étranger pour faire entendre la voix de son candidat ?

Zaher El Shakankery : Notre campagne électorale a recours à tous les moyens qui assurent la communication entre notre candidat et les citoyens égyptiens. Mais en ce qui concerne les Egyptiens qui vivent à l’étranger, le moyen principal de les contacter est via Internet à travers notre site Web et les réseaux sociaux comme notre page sur Facebook où ils peuvent lire notre programme. Nous essayons aussi de contacter ceux qui soutiennent notre parti pour nous aider à communiquer avec leurs familles et collègues durant la campagne électorale et avant le jour de vote.

— Quelles sont les caractéristiques les plus importantes du programme électoral du candidat Hazem Omar ?

— Le candidat Hazem Omar présente un programme électoral très bien étudié. Il est basé sur trois axes stratégiques, à savoir économique, politique et social. En ce qui concerne l’économie, nous avançons l’objectif de régler la crise économique en commençant par les dossiers prioritaires. Notre réforme économique commencera par l’augmentation de la production industrielle et agricole et l’extraction des minéraux. Nous avons un plan pour encourager les investissements dans ces secteurs en présentant des facilitations et en luttant contre la bureaucratie. Par exemple, on peut aider l’investisseur à acquérir un terrain pour y construire une usine et en payer le prix sur 3 ans, et cela bien sûr selon certains critères.

En ce qui concerne les terrains agricoles, on doit encourager les petits investisseurs en leur proposant de petits terrains de 2 400 feddans au lieu des 24 000 feddans présentés aujourd’hui et dont profitent seulement les grands hommes d’affaires. Il faut aussi assurer la formation des ouvriers, afin de développer rapidement le secteur industriel. Ces processus nous aideront beaucoup à mieux protéger la livre égyptienne qui a beaucoup perdu de sa valeur durant les dernières années. Nous avons aussi l’objectif de réduire les taxes sur les médicaments, les aliments et les produits stratégiques et de les augmenter sur les produits de luxe. Grâce à ce programme, on peut sortir de la crise économique durant trois ans.

Le secteur social occupe également une place importante dans le programme électoral. Notre priorité est de développer les secteurs éducatif et sanitaire. Tous les citoyens ont droit à l’éducation et aux soins médicaux. Pour résoudre le manque de budget dans ces secteurs, nous pensons imposer un impôt de 5 % sur les grandes compagnies qui travaillent en Egypte et le consacrer à développer les secteurs éducatif et sanitaire. Concernant le programme politique, nous allons encourager la création de partis politiques pour assurer une diversité politique qui nous aidera à établir un climat de travail sain dans tous les domaines. Nous avons un autre objectif, c’est la promotion des droits de l’homme en réalisant un équilibre entre les exigences de la sécurité nationale et les droits et libertés des citoyens.

— Comment votre campagne contacte-t-elle les citoyens ? Et comment les encourager à participer au processus électoral ?

— Nous insistons dans nos conférences sur les droits politiques des citoyens et sur l’importance de leur participation. Quant à la campagne, nous avons commencé par les principaux moyens électoraux, notamment les affiches et les tracts, mais nous nous concentrons surtout dans notre campagne sur les conférences et les réseaux sociaux. Ces nouveaux moyens nous permettent de toucher de près les citoyens en ce qui concerne leurs problèmes et de leur présenter notre vision pour le changement. Nous avons 200 sièges dans les 27 gouvernorats dirigés par des cadres politiques bien formés à gérer les campagnes électorales et à communiquer avec les citoyens dans tous les gouvernorats et ce, pour leur expliquer notre programme et ses objectifs, notamment les moyens de le mettre en oeuvre.

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