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Au coeur de la carte industrielle

Racha Darwich , Mercredi, 20 avril 2022

De grands investissements ont été lancés dans le secteur industriel au Sinaï. Objectif : renforcer l’économie de la péninsule et l’intégrer à l’économie nationale.

Au coeur de la carte industrielle
La cité du marbre Konouz couvre les besoins locaux et exporte une grande partie de sa production.

« 71 % du plan d’investissement du Nord-Sinaï de l’exercice financier 2021-2022 a été achevé », a déclaré le gouverneur du Nord-Sinaï, Dr Mohamad Abdel-Fadil Choucha. En 2014, le gouvernement égyptien a lancé un plan ambitieux pour développer le Sinaï et l’intégrer dans l’économie nationale. De même, la vision « Egypte 2030 » accorde un intérêt particulier au développement industriel du Sinaï en le plaçant sur la carte industrielle de l’Egypte et en construisant un certain nombre d’usines permettant l’exploitation des ressources naturelles abondantes de la péninsule. C’est ainsi que les agglomérations industrielles ont commencé à pousser comme des champignons aux quatre coins de la péninsule, à l’exemple de la cité Konouz pour le marbre et le granite à la ville de Galala. Des usines de production du marbre et du granite ont aussi été construites à Ras Sedr. Une usine pour la production des briques de béton a été construite au mont Lobna au Nord-Sinaï, alors que la seconde phase de l’usine de béton à Al-Arich est en cours de modernisation. L’usine a une capacité de production de 7 millions de tonnes par an.

Méga-projets

De plus, un complexe pour la production des engrais phosphatés a été inauguré en août dernier à Sokhna. Construit sur une superficie de 400 feddans, ce complexe, le plus grand au Moyen-Orient, regroupe 9 usines et vise à maximiser la valeur ajoutée du phosphate égyptien en le transformant en engrais phosphatés selon les normes internationales. Ce projet a permis de placer l’Egypte parmi les plus grands pays producteurs d’engrais phosphatés au niveau mondial. La production couvre les projets agricoles dans le cadre du plan égyptien de la bonification des terres désertiques et l’augmentation de la production agricole. Ce complexe a également permis de créer 1 500 emplois directs et 20 000 emplois indirects.

De même, au centre du Sinaï a été installé le complexe industriel du marbre dans la région d’Al-Gafgafa. Construit sur une superficie de 3 millions de m2, d’une capacité de production d’un million de m3 par an, il fournit plus de 700 000 emplois directs pour les habitants du Sinaï et des villes du Canal. Sans oublier le complexe des petites industries au sud d’Al-Raswa dans le gouvernorat de Port-Saïd, qui comprend 118 unités de production consacrées aux industries chimiques et alimentaires, ainsi qu’aux industries de filature et de tissage.

De plus, il y a 5 zones industrielles à Bir Al-Abd, au centre du Sinaï, à Abou-Zneima, à Al-Massaïd et Qantara Charq. Une nouvelle zone industrielle a été également installée au centre du Sinaï sur une superficie de 78 400 feddans, alors qu’un plan a été élaboré pour le développement de la zone industrielle d’Abou-Zneima, en coopération avec le gouvernorat du Sud-Sinaï.

La zone économique du Canal de Suez

Par ailleurs, la zone économique du Canal de Suez contribue largement au développement du Sinaï. Elle s’étend sur 5 gouvernorats (Port-Saïd, Ismaïliya, Suez, Nord-Sinaï et Sud-Sinaï) et comprend 6 ports maritimes (port de l’est de Port-Saïd, port de l’ouest de Port-Saïd, port d’Al-Arich, port de Sokhna, port d’Al-Tor et port d’Al-Odaybiya). Elle englobe quatre zones industrielles (est de Port-Saïd, est d’Ismaïliya, Qantara Charq, Sokhna), alors que le volume total des investissements dans cette zone s’est élevé à environ 18 milliards de dollars, fournissant 80 000 emplois directs et indirects.

D’ailleurs, jusqu’en février 2021, plus de 8 317 projets avaient été créés, financés par l’Agence de développement des petites, moyennes et micro-entreprises, d’un coût de 469,3 millions de L.E., en plus de 814 projets financés par le projet national pour le développement communautaire, humain et local (Machrouak) d’un coût d’investissement de 130,3 millions de livres, alors que 201 habitants du Nord-Sinaï ont bénéficié de projets du Fonds de développement local, dont le coût s’élève à 1,8 million de dollars.

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