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Ces jeunes qui créent l’avenir

Ola Hamdi et Nermine Kotb, Dimanche, 06 février 2022

De nombreux jeunes entrepreneurs ont réussi à mettre leurs start-up sur la voie du succès. Voici quelques histoires de réussite

Ces jeunes qui cr ent l avenir

Akhlad Al-Beheiri, l’intelligence artificielle au service de l’agriculture

 

 

La société Akhlad s’est penchée sur de nouvelles idées en matière de culture des plantes, afin que les parcelles de terre cultivées puissent être traitées comme une seule unité, ce qui permettrait d’identifier leurs besoins en eau et en engrais, et donc de ne pas gaspiller les pesticides et l’eau. « C’est très important, surtout que le monde entier cherche à rationnaliser la consommation de l’eau. C’est le cas notamment en Egypte, où environ 70 % du volume d’eau utilisée pour les terres agricoles sont gaspillés », explique Akhlad Al-Beheiri, fondateur de l’entreprise. Et d’ajouter : « Nous collectons les données relatives à chaque arbre au sein de l’exploitation agricole, et ce, à l’aide de la technologie. Une analyse exhaustive est ensuite effectuée à l’aide de l’intelligence artificielle pour déterminer les besoins de l’arbre en question. Nous proposons au propriétaire un rapport détaillé sur les besoins en eau et en engrais. Nous donnons un code à chaque arbre, et cela nous permet d’identifier les maladies qui peuvent l’infecter. Et en plus, nous limitons le gaspillage des engrais et de l’eau ». Cette technique a été utilisée avec succès sur les palmiers, les manguiers, les citronniers et les oliviers.

 

 

 

 

Doaa Aref, aider les personnes souffrant de maladies chroniques

      


Doaa a créé une application pour les personnes atteintes de maladies chroniques et les met en relation avec les propriétaires de pharmacies, afin qu’elles puissent commander leurs médicaments de manière continue sans risquer les problèmes de pénurie ou d’interruption. « Pendant la période de Covid-19, nous avons lancé une autre application qui permet aux personnes atteintes de maladies chroniques d’obtenir des réductions sur leurs factures de médicaments, en particulier celles qui ne bénéficient pas d’assurance maladie. Ceci a été possible grâce à un accord avec les propriétaires des pharmacies », explique Aref. L’idée du projet est tirée de l’expérience personnelle de Doaa, car elle souffrait d’une maladie chronique et avait du mal à trouver ses médicaments. Son entreprise, baptisée Chefaa, a été créée en 2018 et compte aujourd’hui 82 employés.

Ahmed Al-Naggar, des idées pour favoriser le recyclage


Ahmed Al-Naggar est un jeune aux idées innovantes. Il a inventé une application qui aide les ménages à se débarrasser de leurs déchets solides, et en retour, ils obtiennent des coupons et des remises sur divers services comme les services médicaux, la nourriture, les boissons, les moyens de transport et autres. « L’avantage est que le citoyen n’est pas obligé de quitter sa maison pour se débarrasser des déchets. Il lui suffit de faire une demande en utilisant l’application. En retour, il gagne des coupons de réduction sur des restaurants ou des pharmacies. Le coupon peut être utilisé plusieurs fois », explique Al-Naggar. Il ajoute : « L’utilisateur de l’application doit préciser le type et la quantité de déchets solides dont il dispose et envoyer sa demande. Il obtient l’heure d’arrivée d’un employé pour récupérer les déchets, et ce, en fonction de sa zone de résidence. Il obtient ensuite un code de réduction sur divers services ». Le jeune entrepreneur explique que son entreprise a commencé à fournir des emplois. « Nous avons commencé dans le gouvernorat de Gharbiya dans 4 lieux différents, et nous avons un grand espoir d’atteindre tous les gouvernorats d’Egypte », souhaite-t-il.

Moustafa Agamy, convertir les déchets médicaux en énergie

  


Moustafa Agamy a fondé une entreprise pour convertir les déchets médicaux en énergie par pyrolyse et a obtenu l’approbation du ministère de la Santé. « Nous fournissons l’appareil nous-mêmes ou par l’intermédiaire de l’investisseur. Celui-ci convertit à 95 % les déchets médicaux comme les masques faciaux et les pochettes de sang en gaz en les exposant à une température très élevée. Ces gaz peuvent être utilisés à l’hôpital. Les 5 % restants sont des déchets carbone qui peuvent être utilisés dans certaines industries comme la fabrication de briques », explique Agamy, qui fait référence à la dimension environnementale de son projet. « Les déchets médicaux sont généralement éliminés par enfouissement, par incinération et par stérilisation, ou encore sont utilisés illégalement dans la fabrication des jouets pour enfants. En plus de préserver l’environnement, ce projet a aussi un intérêt économique », affirme-t-il. Et de conclure : « Nous travaillons actuellement en vue de décrocher notre premier contrat à Charm Al-Cheikh, pour que cette ville soit la première jouissant d’un environnement durable, et ce, à l’occasion de l’organisation en Egypte de la COP27 ».

Mohamed Tayssir, une start-up pour les solutions financières


Mohamed Tayssir a fondé la société Singerwalty Finance, présente sur le marché égyptien depuis août 2019. La société a lancé une plateforme appelée « Debrahal » qui, selon Tayssir, aide les petites et les micro-entreprises à gérer leurs achats. Le propriétaire de l’entreprise commande directement les produits qu’il souhaite acquérir via la plateforme. Il peut aussi soumettre une demande de financement s’il le souhaite. « C’est comme un Market Place pour les petites entreprises qui n’ont pas de service d’achat », explique Tayssir

La société a également lancé l’application Singerwalty pour le paiement électronique. « Nous proposons une application pour le paiement électronique via le téléphone. Il s’agit d’un moyen plus facile et moins cher que les machines actuellement disponibles. Il suffit à l’acheteur de passer sa carte de crédit sur le téléphone pour que le prix des achats soit déduit sans avoir besoin d’une machine spéciale », explique Tayssir. Et d’ajouter : « Cette idée soutient les objectifs de l’Etat en matière d’inclusion financière et favorise le paiement électronique ».

Mohamed Al-Sonbati, lier l’éducation à l’emploi


C’est une start-up qui offre des services éducatifs de tous les niveaux : maîtrise, doctorat ou même un simple cours d’anglais. « L’idée est partie de l’expérience personnelle de l’un de mes collègues. Nous avons constaté qu’à l’âge de 18 ans, de nombreux jeunes ne trouvent pas d’opportunités appropriées ou ne connaissent pas les offres d’emploi disponibles, nous avons donc décidé de créer cette application qui offre des opportunités éducatives et qui aide l’étudiant à créer un dossier personnel et à trouver un emploi », explique Mohamed Al-Sonbati, fondateur de la start-up. Et d’ajouter : « Nous avons aujourd’hui plus de 120 000 offres d’emploi qui requièrent des diplômes allant de l’école au doctorat. Nous avons passé des contrats avec des prestataires de services éducatifs dans le monde entier. Nous avons 400 universités qui offrent des opportunités éducatives. Chaque étudiant a un profil personnel comme celui de la plateforme LinkedIn. A travers ce profil, il peut postuler pour les différents emplois proposés ».

 
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