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Inquiétude au Moyen-Orient

Mardi, 03 septembre 2013

Plusieurs pays se sont opposés à l'intervention militaire contre le régime syrien.

Iran

Important allié du régime d’Assad, Téhéran a haussé le ton face aux menaces américaines. « Si les Américains décident de franchir la ligne rouge, leur intervention aura de lourdes conséquences, qui ne seront pas limitées à la Syrie, mais comprendront toute la région », a martelé Abbas Irakgy, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Samedi, un haut responsable affirmait que Téhéran « avait informé officiellement les Etats-Unis » en 2012 que les rebelles avaient en leur possession des armes chimiques.

Liban

Pays resté pendant longtemps sous tutelle syrienne et siège du Hezbollah, allié du régime d'Al-Assad, le Liban a pris officiellement position contre une éventuelle opération américaine contre Damas. Le ministre des Affaires étrangères, Adnan Mansour, a mis en garde contre la « menace sérieuse » que représenterait pour le Liban une telle opération militaire.

Egypte

En juin, l’ex-président Morsi a rompu les relations diplomatiques avec Damas, et a tenu un discours assez offensif contre Al-Assad. L’Egypte s’est toujours prononcée contre une intervention étrangère en Syrie. « Il ne peut pas y avoir de solution militaire au conflit syrien, déclare Nabil Fahmi, ministre des Affaires étrangères du gouvernement transitoire. Le règlement politique constitue la seule voie à suivre ».

Iraq

Ancien rival de Damas, Bagdad a pourtant adopté la même position que le Liban et l’Egypte : le premier ministre, Nouri Al-Maliki, a fait part de son opposition à une intervention militaire : « Nous déclarons le pays en état d’alerte (...) pour parer aux problèmes de sécurité », ajoutant que l’opération se révélerait être « une impasse » et qu’il n’y avait rien à attendre, « hormis la destruction et des catastrophes ».

Turquie

Pays hostile au régime d’Assad, la Turquie soutient l’intervention militaire américaine. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a exprimé la volonté de son pays d’adhérer à une alliance internationale et s’est engagé à lui fournir un soutien militaire et logistique.

Arabie saoudite

Riyad est favorable à une intervention militaire. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Fayçal, a appelé à une action « ferme et sérieuse ». Selon le quotidien britannique Daily Telegraph, « les Saoudiens ont offert à la Russie un accord secret sur le pétrole, à condition qu’elle lâche la Syrie ». Et selon The Independent, c’est l’agence de renseignement du prince Bandar Bin Sultan qui a lancé en premier les accusations d’utilisation de gaz sarin par le régime syrien.

Israël
Israël milite auprès des Etats-Unis pour une intervention « aussi limitée que possible », de crainte de représailles. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a déclaré qu’il avait « le doigt sur la gâchette », au cas où Al-Assad ou ses alliés en viendraient à prendre Israël pour cible. L’armée israélienne a procédé au déploiement de 3 nouvelles batteries du bouclier antimissiles Iron Dome dans le nord et le centre, et d’un système Patriot de missiles sol-air de moyenne portée.
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