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Les médias toujours muselés

Chérine Abdel-Azim et Chaïmaa Abdel, Mardi, 06 août 2013

Après la révolution, la situation de la liberté de la presse s’est empirée. Voici quelques exemples de ces violations

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Le journaliste Abou-Deif tué par les partisans de Morsi pour avoir pris des photos des émeutiers. (Photo: Doaa Khalifa)

Sous le Conseil militaire

Le Réseau arabe pour les informations des droits de l’homme publie un rapport contenant des agressions et des violations commises sous le Conseil militaire contre les journalistes :

— La confiscation du matériel de diffusion en direct et des caméras de chaînes privées comme ONTV et Al-Jazeera de l’intérieur des sièges situés place Tahrir.

— Empêchement de la chaîne privée CBC de diffuser en direct à partir de la place Tahrir, sans recourir à la loi.

— Détention par la police militaire des journalistes notamment Chaïmaa Adel et Sarah Noureddine, lors de leur couverture des attaques menées par la police militaire contre les manifestants. Certains journalistes ont été attaqués physiquement tels Achraf Al-Wardani du journal Al-Massaeya et Omar Saïd du journal Al-Nahar.

— Suppression des images sur les appareils des photographes montrant des attaques ou des agressions menées par des soldats de l’armée.

Sous le régime de Morsi

Selon un rapport publié par le même réseau, le régime de Morsi a enregistré un chiffre record dans la poursuite des journalistes pour insulte du président de la République.

— Fermeture des chaînes privées : Dream 1, Dream 2 et Al-Faraïne.

— La presse écrite officielle et la télévision publique ont été exposées à des restrictions quant à la liberté d’opinion et d’expression.

— Un grand nombre d’animateurs d’émissions de télé ont été poursuivis en justice et virés de leur poste.

— Des articles ont été interdits de publication et des présentateurs d’émissions sont poursuivis en justice par la présidence ou même par des membres du Parti Liberté et justice.

— 600 procès sont intentés par le président Morsi destitué contre les journalistes.

— En 6 mois seulement, les procès intentés contre les journalistes sont 4 fois plus nombreux que ceux intentés sous Moubarak et 24 fois plus que ceux intentés sous Sadate.

— Des sièges de journaux d’opposition tels qu’Al-Watan et Al-Wafd ont été incendiés.

— La Cité de la production médiatique qui abrite les sièges de chaînes privées est assiégée plusieurs fois par les partisans de Morsi.

— Le rapport annuel de la liberté de la presse de l’association américaine Freedom House a décalé le classement de l’Egypte sous Morsi à la 141e place.

— Le journaliste photographe d’Al-Fagr, Al-Husseini Abou-Deif, a été tué lors de l’agression des partisans de Morsi alors qu’il couvrait les affrontements entre opposants et partisans de Morsi près du palais d’Ittihadiya. Selon des témoins, il a été délibérément visé et son appareil volé par des partisans Frères musulmans, en raison des photos qu’il avait pu prendre des émeutiers.

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