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Le monde sur le qui-vive

Chérif Albert (avec agences), Mardi, 24 mars 2020

Le monde sur le qui-vive
L'Italie a enregistré lundi une deuxième baisse consécutive du nombre de morts et de nouveaux cas positifs.

Le nombre de pays optant pour le confinement se multiplie, de crainte d’être dépassés par la progression inexorable du nouveau coronavirus.

Les autorités du monde entier ont renforcé lundi les mesures de confinement, qui concernent désormais plus de 1,8 milliard de personnes sur tous les continents. Partout dans le monde, des mesures plus strictes sont également annoncées avec parfois l’appel aux militaires et au couvre-feu.

Malgré ces mesures radicales, le monde a franchi le cap des 366000 cas (chiffres de mardi) et déplore plus de 16000 morts, dont 10000 en Europe, selon un décompte de l’AFP.

Le décompte macabre s’alourdit également outre-Atlantique et l’inquiétude monte notamment à New York. Avec 500 cas recensés et une centaine de morts, la capitale financière et culturelle des Etats-Unis est encore loin des plus de 6000 victimes italiennes, mais elle « s’en rapproche », selon les autorités sanitaires américaines.

Lourdement frappée par le fléau, l’Italie s’est raccrochée à une petite « lueur au bout du tunnel » en enregistrant lundi, pour le deuxième jour consécutif, un tassement du nombre de morts et de nouveaux cas. « C’est déchirant. La pandémie s’accélère », a commenté le directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. Pour lui, il est toutefois possible de « changer de trajectoire », avec davantage de tests de dépistage et de mises en quarantaine des personnes exposées.

Les dirigeants du monde semblent se rendre à l’évidence : cette crise sanitaire inédite sera longue, d’autant qu’un vaccin, à en croire les grands groupes pharmaceutiques, ne sera pas disponible avant 12 à 18 mois.

Si la Chine, où l’épidémie a débuté, semble avoir réussi à l’endiguer, les résultats des mesures de confinement tardent à se faire sentir ailleurs.

Un expert de l’OMS a estimé que le confinement n’était pas suffisant contre le coronavirus, soulignant que des mesures de santé publique étaient indispensables pour empêcher des résurgences du virus, rapporte Reuters.

« Ce sur quoi nous devons réellement nous concentrer, c’est d’identifier ceux qui sont malades, ceux qui ont le virus et les isoler, trouver leurs contacts et les isoler », a expliqué Dr Mike Ryan lors d’une émission sur la BBC.

Vaccin, une course contre la montre

Il n’existe actuellement aucun traitement agréé contre le virus. Mais les initiatives pour trouver un remède s’accélèrent. Un essai clinique européen, baptisé Discovery, a ainsi été lancé dimanche dans au moins sept pays du Vieux continent pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus.

Au Canada, des chercheurs ont lancé lundi une étude visant à tester les effets d’un anti-inflammatoire, la colchicine, sur les risques de complications pulmonaires et de décès liés au Covid-19.

La Chine a, de son côté, entamé son premier essai clinique pour tester un vaccin contre le nouveau coronavirus. Dimanche, une source impliquée dans ces essais a confirmé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, le début des expérimentations. Les volontaires chinois seront suivis pendant six mois.

Les autorités sanitaires du pays ont donné le feu vert à des expérimentations sur l’homme le 17 mars, jour où leurs homologues américains annonçaient le premier test d’un vaccin contre le Covid-19 à Seattle sur 45 adultes volontaires. De son côté, la Russie a annoncé avoir commencé à tester un vaccin sur des animaux. Les premiers résultats seront connus en juin. Des multinationales de l’industrie pharmaceutique se sont engagées à fournir un vaccin contre le Covid-19 « partout dans le monde », dans un délai compris entre 12 et 18 mois .

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