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Des photos et des histoires

Mardi, 03 décembre 2019

Une visite au zoo permet de connaître l’univers des animaux, mais aussi de faire un voyage dans le temps. Tournée.

Un lieu de sérénité enchanteur

Un lieu de sérénité enchanteur
(Photo : Ayman Barayez)

L'île du thé, créée en 1938 sur une superficie de 4 feddans, rénovée en 2013, est un lieu idéal pour retrouver calme et sérénité. Le visiteur se sent apaisé dès qu’il entend le son de ses pas sur l’île construite en bois et entourée d’un lac, où nagent des cygnes, ainsi que d’arbres de différents genres. L’île, qui était fréquentée régulièrement par le roi Farouq, a été aussi visitée par Gamal Abdel-Nasser, Anouar Al-Sadate et des présidents africains et arabes. De même, des écrivains, tel Naguib Mahfouz, et des chanteurs, tels Oum Kalsoum et Abdel-Halim Hafez, y venaient prendre le thé et jouir de la nature.

Sobhi et Donga, une histoire d’amour

Sobhi et Donga, une histoire d’amour
(Photo : Ayman Barayez)

Un animal, qui a été arraché de son milieu naturel, retrouve sa consolation et son réconfort grâce au gardien de zoo, qui joue un rôle primordial dans la vie de l’animal. S’occupant en principe de l’alimentation de l’animal, mais aussi de son bien-être en observant minutieusement son comportement, le gardien devient avec le temps son ami préféré. Tel est le cas de Sobhi, gardien du tigre Donga. Tous les deux se comprennent d’un seul signe, voire d’un regard. Comme tous les gardiens du parc zoologique de Guiza, Sobhi veille à assurer une bonne communication entre les visiteurs et son animal, tout en étant vigilant à la conduite de ceux-ci pour garantir leur sûreté et leur sécurité.

La tortue géante, aussi vieille que le zoo

La tortue géante, aussi vieille que le zoo
(Photo : Ayman Barayez)

La maison des reptiles, construite sous forme d’une tortue, est composée d’une ample salle renfermant dans des vitrines une collection rare de serpents, dont notamment le cobra. Les jeunes et les enfants tiennent à prendre des selfies avec les créatures enfermées, surtout pendant les jours de fêtes. Ce n’est pas tout, les visiteurs peuvent voir les crocodiles d’Assouan et de l’Amérique reposant dans un petit bassin d’eau juste à côté de la salle abritant les serpents. De plus, à quelques mètres, se trouve une géante tortue, le plus vieil animal du parc, âgé de 150 ans. Ainsi, cette tortue, animal calme que les Egyptiens considèrent en général comme un porte-bonheur, est le seul animal dans le parc à avoir témoigné de la création et des jours de gloire du zoo.

Les nouveaux Venus

Les nouveaux venus
(Photo : Ayman Barayez)

Plusieurs animaux ont récemment rejoint la famille du parc zoologique de Guiza, dont l’oryx d’Arabie, le kangourou roux, et notamment l’ours russe, surnommé Hassouna. Bien qu’il existe dans le parc un autre ours américain, Hani, qui est une vraie star, le nouvel arrivant russe attire les visiteurs du parc, surtout les enfants. Les animaux sont en principe placés dans un parc zoologique afin de conserver et protéger les espèces, mais aussi afin de garantir leur reproduction. C’est dans ce but qu’un intérêt particulier a été accordé à l’ours russe dès son arrivée en instaurant des conditions environnementales similaires à celles d’où vient cet animal vivant dans des pays froids. Ainsi, l’hébergement de l’ours russe est équipé d’eau et de plaques de glace.

Une grotte immortalisée par le cinéma

Une grotte immortalisée par le cinéma
(Photo : Ayman Barayez)

La grotte royale semble être pour plusieurs générations un portail temporel qui fait amener les visiteurs dans le passé. Construite en 1867, à l’ère du khédive Ismaïl, sous forme d’une citadelle couverte de récifs coralliens de la mer Rouge, la grotte royale fut le noyau du zoo de Guiza. La température dans la grotte royale est de 25 degrés, tant en hiver qu’en été, grâce à une ventilation naturelle. De plus, elle est construite de sorte qu’il y ait une amplification naturelle du son pour que la voix du khédive soit audible. Cette grotte était au fil des ans le choix de beaucoup de réalisateurs pour y filmer des scènes, dont la chanson Kan Youm Hobbak de Abdel-Halim Hafez dans le film Mawead Gharam avec Faten Hamama.

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