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Un an de tensions

Ghada Ismaïl, Mardi, 14 mai 2019

Les Etats-Unis se sont retirés de l’accord sur le nucléaire il y a tout juste un an. Retour sur les grandes dates.

Un an de tensions

8 mai 2018 : Retrait américain

Le 8 mai 2018, le président américain, Donald Trump, annonce le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire et le rétablissement de sanctions économiques contre l’Iran. Le locataire de la Maison Blanche donne un délai de 90 à 180 jours aux entreprises étrangères présentes dans les secteurs visés par les sanctions pour cesser toute activité avec l’Iran. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni se disent « déterminés à assurer la mise en oeuvre » du texte.

12 mai 2018 : Menace iranienne

La réponse iranienne n’a pas tardé. Le président Hassan Rohani dénonce « une guerre psychologique ». Le 12 mai, Rohani avertit que l’Iran pourrait « mettre un terme aux restrictions consenties sur les activités d’enrichissement d’uranium » si l’UE ne fournit pas de garantie. Le 16 juillet 2018, Téhéran a déposé une plainte auprès de la Cour internationale de justice à Washington pour protester contre le rétablissement des sanctions américaines.

21 mai 2018 : 12 conditions américaines

Le 21 mai, Mike Pompeo énonce les conditions proposées au régime iranien pour une levée éventuelle des sanctions et pour considérer cet Etat à nouveau comme un « Etat normal ». Ces conditions englobent tous les domaines très problématiques dans lesquels l’Iran est impliqué : le programme nucléaire, le programme de développement de missiles balistiques, le soutien au terrorisme et l’hégémonie régionale.

7 août 2018 : Première vague de sanctions

Le 7 août 2018, le Trésor américain annonce l’entrée en vigueur du premier paquet de sanctions contre l’Iran. Celui-ci établit le blocage de transactions financières et d’importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation civile.

3 octobre 2018 : Décision de la Cour internationale de justice

La Cour Internationale de Justice (CIJ) ordonne, le 3 octobre, aux Etats-Unis de mettre fin aux sanctions contre l’Iran visant l’importation de biens nécessaires « à des fins humanitaires ».

Novembre 2018 : Deuxième paquet de sanctions

Début novembre, la seconde phase des sanctions débute en imposant des sanctions globales au secteur énergétique iranien, en particulier le secteur pétrolier, ainsi que des sanctions aux transactions financières de la Banque Centrale d’Iran.

31 janvier 2019 : Système de troc

Le 31 janvier 2019, Paris, Berlin et Londres annoncent la création d’un mécanisme de troc, INSTEX, pour permettre aux entreprises de l’UE de commercer avec l’Iran malgré les sanctions américaines. L’INSTEX doit fonctionner comme une chambre de compensation permettant à l’Iran de vendre du pétrole et d’importer des produits ou services nécessaires à son économie.

8 avril 2019 : Les pasdarans sur la liste noire

Le 8 avril, les Etats-Unis placent les Gardiens de la Révolution sur leur liste noire des « organisations terroristes étrangères ». La force Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens, est également placée sur la liste.

22 avril 2019 : Fin des exemptions

Le 22 avril, Donald Trump décide de mettre fin, à partir de début mai, aux exemptions permettant à huit pays (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) l’achat de pétrole iranien sans enfreindre les sanctions extraterritoriales américaines.

14 avril 2019 : Riposte iranienne

De son côté, le 14 avril 2019, l’Iran juge « le régime des Etats-Unis comme un Etat parrain du terrorisme » et déclare considérer désormais les forces américaines déployées au Moyen-Orient, dans la Corne de l’Afrique et en Asie centrale, comme des « groupes terroristes ».

8 mai 2019 : Téhéran suspend certains engagements

Le 8 mai, Téhéran a décidé de cesser d’appliquer son engagement de limiter ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi. Téhéran a menacé également de renoncer à d’autres engagements si les Etats parties à l’accord ne trouvent pas de solution d’ici à 60 jours pour mettre un terme aux sanctions américaines.

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