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Les bons et les mauvais points de Trump

Amira Sami, Mardi, 06 novembre 2018

Immigration, climat, fiscalité et commerce ... Donald Trump est resté fidèle dans l’ensemble à ses promesses électorales. Pourtant, sa popularité n’est pas au top.

Les bons et les mauvais points de Trump
Trump en campagne de mi-mandat le 3 novembre dans le Montana. (Photo : Reuters)

Bien que le nom de Donald Trump ne figure pas sur les bulletins de vote, les élections de mi-mandat américain sont considérées souvent comme un référendum sur la performance du président. Le 20 janvier prochain, Trump fêtera son 2e anniversaire à la Maison Blanche. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 19 mois, le président américain a réussi, au niveau interne, à répondre aux attentes d’une catégorie importante des Américains et réaliser une grande partie de ses promesses électorales. C’est notamment sur le plan économique que Trump a marqué le plus de points. Le taux de chômage a baissé à un niveau historique à 3,7 %. La Bourse a atteint des sommets. La confiance des entreprises ainsi que des consommateurs en l’Administration de Trump est élevée. L’Administration de Trump a tenu ses promesses et a réformé le régime fiscal des Etats-Unis et a diminué le taux d’imposition des entreprises de 35 à 22 %. Elle a aussi mis fin à toute une série de réglementations qui, selon Donald Trump, freinaient l’économie.

Autre point en faveur du président, sa politique migratoire, alors que la lutte contre l’arrivée de clandestins figurait parmi ses promesses électorales. « On ne peut dire qu’il n’a pas tenu ses promesses, et pour les Américains, les gains ne sont pas très importants », explique Yousra Al-Charqawi, chercheuse au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram. De même, « les opposants du président estiment son bilan catastrophique, notamment en ce qui concerne les relations des Etats-Unis avec ses alliés traditionnels comme l’Europe, la Chine, le Canada et le Mexique. Sa politique environnementale est aussi beaucoup critiquée », dit-elle.

Sur le plan international aussi, brandissant son slogan « L’Amérique d’abord », le président américain a tenu ses promesses électorales en se retirant de l’accord sur le nucléaire iranien signé par l’Administration de son prédécesseur, Barack Obama, et qui était, selon lui, le pire jamais paraphé par les Etats-Unis. Il a également retiré les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur la lutte aux changements climatiques. Le transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem et la reprise du dialogue entre Washington et Pyongyang sont deux autres promesses respectées sur le plan international.

Et pourtant, malgré ces promesses tenues, selon un sondage diffusé récemment par la chaîne d’informations télévisées américaine CNN, seuls 41 % des Américains sont satisfaits de la présidence de Donald Trump. Un autre sondage mené à quelques jours des élections de mi-mandat par l’Organisation américaine de recherche Gallup avance que 54 % des Américains voient d’un mauvais œil l’activité du président. Pour ceux-là, le discours sectaire et raciste a largement augmenté. « La popularité de Donald Trump a reculé sur fond de plusieurs événements survenus à quelques jours des élections, l’affaire des colis piégés, l’attaque contre une synagogue de Pittsburgh ainsi que ses réactions contradictoires envers l’enquête sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul », conclut Yousra Al-Charqawi.

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