Dimanche, 14 avril 2024
Dossier > Dossier >

La carte des réfugiés palestiniens

Ghada Ismaïl, Mardi, 18 septembre 2018

Les réfugiés palestiniens sont définis par l’UNRWA comme les personnes ayant perdu leurs maisons et leurs moyens de vivre à cause de la guerre de 1948. Leur nombre atteint 5,9 millions (2017). Ils sont essentiellement répartis en Palestine, au Liban, en Syrie et en Jordanie, et 29 % seulement vivent dans les 58 camps de l’UNRWA.

La carte des réfugiés palestiniens
Dans les camps de réfugiés, les Palestiniens vivent dans la pauvreté. (Photo : AFP)

La majorité des réfugiés vivent en Cisjordanie et à Gaza. Le nombre des camps à l’intérieur de la Palestine est réparti : 19 en Cisjordanie et 8 dans la bande de Gaza. Selon l’UNRWA, 45,1 % des Palestiniens vivant en Palestine sont des réfugiés. Ils vivent dans la pauvreté, le surpeuplement, le chômage, le manque d’infrastructures et les mauvaises conditions de logement. Les camps les plus importants en Palestine sont ceux de Rafah, qui accueille 120 526 personnes, et de Jabalia, avec 119 486 personnes. Tous deux sont situés dans la bande de Gaza. En Cisjordanie, le camp le plus important est celui d’Askar près de Naplouse, où vivent 18 081 personnes.

2,2 millions de réfugiés en Jordanie

Selon l’Onu, la Jordanie accueille près de 2,2 millions de réfugiés palestiniens, soit près de la moitié de sa population. Elle abrite 10 camps de réfugiés. Beaucoup ont acquis la nationalité jordanienne et tous disposent des mêmes droits que les Jordaniens, à l’exception de quelque 100 000 réfugiés venus de Gaza en 1967. Alors que la Cisjordanie a été intégrée à la Jordanie de 1948 à 1967, Gaza n’a jamais fait partie du Royaume jordanien. L’été dernier, suite aux violents combats qui ont déchiré la Syrie, la Jordanie a refusé l’entrée des réfugiés palestiniens venant de Syrie tout en acceptant les réfugiés syriens.

10 % de la population au Liban

Les réfugiés palestiniens représentent plus de 10 % de la population libanaise, mais sont considérés comme des étrangers (résidents temporaires). Longtemps vus par les Libanais comme porteurs de déstabilisation, ils sont encore aujourd’hui synonymes de fardeau. Ils vivent dans des camps fermés et étroitement surveillés par l’armée libanaise. Plus de 20 professions leur sont interdites et ils ne peuvent pas acquérir de biens fonciers. Beaucoup ont, de ce fait, et à cause de la guerre en Syrie, quitté le Liban. L’UNRWA compte 12 camps et 463 664 réfugiés enregistrés au Liban, mais cela ne signifie pas qu’ils y résident encore tous. En 2015, l’Université américaine de Beyrouth rapporte dans une étude une estimation de 260 000 à 280 000 réfugiés palestiniens au Liban, tandis qu’en 2017, le gouvernement libanais et le Bureau central des statistiques palestinien publient une étude en dénombrant 174 442 seulement.

438 000 en Syrie

Les Palestiniens réfugiés en Syrie ont plus de droit qu’au Liban, comme l’accès aux services sociaux, mais ils vivent à nouveau la migration forcée à cause du conflit syrien, et sont particulièrement vulnérables aux conséquences de la guerre. 9 est le nombre de camps de réfugiés palestiniens situés en Syrie. En 2018, il reste 438 000 réfugiés palestiniens en Syrie, alors que près de 400 000 ont été déplacés. Environ 254 000 sont déplacés à l’intérieur de la Syrie alors que 120 000 ont fui vers d’autres pays : Liban, Jordanie, Turquie, Egypte, et de plus en plus vers l’Europe. Dans les pays hôtes, ils se retrouvent souvent sans statut légal et sont sujets à une grande vulnérabilité. D’autres demeurent dans des camps en Syrie, souvent dans des conditions déplorables. 95 % des réfugiés palestiniens en Syrie ont besoin d’aide humanitaire.

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique