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Les parcs de Simien et de Comoé hors de danger

Nasma Réda avec agences, Vendredi, 21 juillet 2017

Le Parc national de Simien en Ethiopie et celui de Comoé en Côte d’Ivoire ont été retirés de la liste des monuments en péril.

Outre les monuments inscrits sur la liste du patrimoine mondial, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a décidé de retirer le Parc national du Simien de la liste du patrimoine en péril, en raison notamment des avancées concernant sa gestion et des efforts consentis pour réduire le surpâturage et l’impact du tourisme. Le comité a salué l’engagement pris par l’Ethiopie pour achever la construction d’une route alternative destinée à réduire les nuisances de la route principale qui traverse le parc, diminuer le surpâturage et l’impact du tourisme. Une érosion massive au cours des années a formé sur le plateau éthiopien un des paysages les plus spectaculaires du monde, avec des pics, des vallées et des précipices atteignant jusqu’à 1 500 m de profondeur.

Le Parc national du Simien est le refuge d’animaux extrêmement rares. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1978, le site a été ajouté à la liste du patrimoine en péril en 1996 en raison notamment de l’impact lié à la construction d’une route traversant le parc et des empiètements agricoles. Même chose pour le Parc national de la Comoé en Côte d’Ivoire, qui a été supprimé de la liste en péril en raison de « l’amélioration de l’état de conservation de la faune et de son habitat ». Le Comité a salué « les efforts déployés par la Côte d’Ivoire pour lutter contre le braconnage des animaux sauvages », selon un communiqué de l’Unesco. « Des espèces emblématiques du Parc national de la Comoé que l’on pensait disparues, comme l’éléphant et le chimpanzé, se régénèrent. Les habitats connaissent par ailleurs un très bon niveau de conservation », dit le communiqué. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1983, le site a été ajouté à la liste du patrimoine en péril en 2003 en raison du braconnage pratiqué sur le site, du surpâturage par les grands troupeaux de bétails et de l’absence de mécanisme de gestion efficace.

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