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Asmara enfin reconnue

Vendredi, 21 juillet 2017

Pour la première fois, des sites en Angola et en Erythrée ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Passage en revue.

Asmara enfin reconnue
(Photos : Unesco)

Asmara enfin reconnue

Située à plus de 2 000 m au-dessus du niveau de la mer, la capitale de l’Erythrée s’est développée à partir des années 1890 comme un avantposte militaire de la puissance coloniale italienne. L’Unesco vient d’inscrire la ville sur sa liste du patrimoine culturel mondial. La décision couronne un long effort des autorités érythréennes pour faire reconnaître par la communauté internationale l’architecture unique de la ville.

Celle-ci possède notamment un bowling art-déco avec des fenêtres aux vitres colorées et une station-service qui ressemble à un avion en train de s’élever dans les airs. C’est à partir de 1935 que la ville connaît un programme de construction à grande échelle appliquant le style rationaliste italien de l’époque aux édifices gouvernementaux, aux bâtiments résidentiels et commerciaux, aux églises, mosquées, synagogues, cinémas ... Le site choisi par l’Unesco comprend la zone concernée par les différentes phases de planification urbaine entre 1893 et 1941 et les quartiers autochtones non planifiés d’Asmara et d’Abbashawel.

Il s’agit de la première inscription d’un site érythréen sur la liste du patrimoine mondial. « La reconnaissance de la ville comme un site du patrimoine d’une valeur universelle exceptionnelle nous remplit d’une immense fierté et de joie, mais aussi d’un sens de responsabilité et de devoir », a déclaré la déléguée permanente de l’Erythrée auprès de l’Unesco, Hanna Simon, invitant le monde entier à visiter Asmara. La ville a été déclarée en 2001 monument national par le gouvernement qui l’appelle « Cité de Rêve » de l’Afrique.

Le complexe W-Arly-Pendjari (Niger)

La réserve naturelle du Complexe W-Arly-Pendjari, à la frontière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial, à la demande de ces trois pays d’Afrique de l’Ouest. L’inscription du complexe se fait en extension du Parc national du W au Niger, déjà inscrit en 1996 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le Complexe W-Arly-Pendjari constitue « le plus vaste continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de savanes d’Afrique de l’Ouest », souligne l’Unesco. « Il abrite la population d’éléphants la plus grande d’Afrique de l’Ouest et la plupart des grands mammifères typiques de la région comme le lamantin d’Afrique, le guépard, le lion ou le léopard », précise un communiqué de l’organisation.


Mbanza Kongo, vestiges de la capitale de l’ancien Royaume

Asmara enfin reconnue
(Photos : Unesco)

Le Comité du patrimoine mondial a inscrit également un autre site africain sur la liste du patrimoine mondial. Il s’agit du centre de la ville angolaise de Mbanza Kongo, ancienne capitale du Royaume du Kongo. La cité, située sur un plateau haut de 570 m, était la capitale politique et spirituelle du Royaume du Kongo, un des plus grands Etats d’Afrique australe, actif du XIVe au XIXe siècle.

La zone historique s’est développée autour du palais royal et de ses attributs : la résidence royale, le tribunal coutumier et l’arbre sacré, ainsi que les lieux funéraires royaux. Arrivés au XVe siècle, les Portugais ont ajouté à la ville, construite en matériaux locaux, des bâtiments érigés selon les normes européennes. Mbanza Kongo illustre les changements profonds qui ont découlé de l’introduction du christianisme et de l’arrivée des Portugais en Afrique centrale.

Paysage culturel des Khomani (Afrique du Sud)

Paysage culturel des Khomani (Afrique du Sud)
(Photos : Unesco)

Ce paysage culturel est situé à la frontière avec le Botswana et la Namibie, dans la partie septentrionale du pays. Il comprend une vaste zone qui coïncide avec le parc national Kalahari Gemsbok. Cette grande étendue de dunes de sable renferme des traces d’occupation humaine depuis l’âge de la pierre jusqu’à nos jours, et est associée à la culture des Khomani San. Ce peuple, anciennement nomade, a élaboré des stratégies de subsistance pour faire face aux conditions environnementales extrêmes.

Il a développé des connaissances spécifiques en ethnobotanique ainsi que des pratiques culturelles et une vision du monde en lien avec les caractéristiques géographiques. Khomani reflète le mode de vie qui était prédominant dans la région pendant des millénaires et qui a façonné ce site.

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