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Il n’y a pas d’alternative à une solution à deux États pour la résolution du conflit israélo-palestinien : Shoukry

Ahraminfo , Mardi, 23 avril 2024

Le ministre des Affaires étrangères appelle à « des mesures dissuasives » pour empêcher une opération militaire israélienne à Rafah.

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Le ministre des Affaires étrangères Sameh Choukry et son homologue Micheàl Martin, lors d'un conférence de presse.

Sameh Shoukry, ministre des Affaires étrangères et Micheál Martin, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l’Irlande, se sont rencontrés mardi 23 avril au siège du ministère dans la nouvelle capitale administrative pour des consultations intensives entre les délégations des deux pays.

« Nous ne voyons aucune alternative à une solution à deux Etats pour la résolution de la situation à Gaza etle règlement du conflit. Nous devons mettre en œuvre cette solution par les actes et non pas par les paroles  », a déclaré Shoukry.

Par ailleurs, il a souligné que les discussions avec son homologue irlandais ont porté sur les dernières évolutions de la guerre à Gaza, la nécessité d’un cessez-le-feu permanent et la fourniture d’une aide humanitaire.

Le chef de la diplomatie égyptienne a également appelé à « des mesures dissuasives » pour empêcher une opération militaire à Rafah. « Israël ne devrait prendre aucune action militaire à Rafah, » a-t-il souligné.

Lors de la conférence de presse, Shoukry a ajouté que le poste-frontière de Rafah fonctionne sans interruption depuis le 7 octobre sauf un ou deux jours à cause du bombardement militaire israélien.

« Nous poursuivrons nos efforts avec les Nations Unies et nos contacts avec Israël, afin de fournir des aides nécessaires pour répondre aux besoins du peuple palestinien à Gaza », a-t-il ajouté.

« La communauté internationale n’a pas été en mesure, jusqu’à présent, de fournir des aides en quantité suffisante pour répondre aux besoins du peuple palestinien à Gaza. Et pour cela il faut travailler à entrer plus des aides humanitaires à Gaza », a indiqué Shoukry.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères de l’Irlande, a remercié l’Egypte pour les efforts déployés pour faire sortir les 40 ressortissants irlandais de Gaza.  

Il a par ailleurs déclaré qu’il se rendrait au terminal de Rafah pour se renseigner sur la situation de l’UNRWA, sur la situation à Gaza et discuter des moyens qui permettrait la suppression des obstacles à la livraison de l’aide.

La décision de certains pays de suspendre le financement de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans effectuer une vérification des allégations (israéliennes) est « regrettable », notant que cette décision avait affecté la capacité de l’UNRWA à opérer à Gaza, a ajouté Shoukry. Selon lui, la principale responsabilité de l’UNRWA est de soutenir le peuple palestinien, de subvenir à ses besoins non seulement à Gaza, mais aussi en Jordanie, en Syrie et au Liban, et de répondre aux besoins humanitaires, aux services de santé, à l’éducation entre autres.

Le ministre des Affaires étrangères a estimé que l’attitude de l’Irlande à l’égard de la guerre à Gaza et de la souffrance du peuple palestinien était « noble, courageuse et illustre l’engagement et les principes politiques, juridiques et moraux ».

Selon lui, l’adhésion des Palestiniens aux Nations unies est une étape cruciale sur la voie de la mise en œuvre des dispositions de l'ONU, du droit international et des résolutions internationales pour aboutir à une solution à deux Etats.

« Il est impératif de permettre au peuple palestinien d'exercer pleinement tous ses droits légitimes », a-t-il souligné

L’Egypte avait exprimé ses profonds regrets suite à l'incapacité du Conseil de sécurité à adopter une résolution permettant l’adhésion de la Palestine en tant que membre permanent à l'Organisation des Nations Unies (ONU).

 

 

 

 

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