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Egypte-Onu : Partenariat renouvelé

May Al-Maghrabi , Samedi, 20 mai 2023

L’Egypte et l’Onu ont signé le Cadre de partenariat stratégique 2023-2027 pour le développement durable. Un plan qui définit les axes de coopération entre les deux parties au cours des cinq prochaines années.

Egypte-Onu : Partenariat renouvelé
Le Cadre de partenariat stratégique 2023-2027 pour le développement durable conclu avec l’Onu soutiendra les objectifs nationaux de développement durable.

Climat, population, éducation, santé et développement durable. Tels sont les domaines du Cadre de partenariat stratégique 2023-2027 pour le développement durable que l’Egypte vient de conclure avec l’Onu. « Un accord qui marque une nouvelle phase de coopération avec cette prestigieuse organisation pour poursuivre le développement durable », selon Rania Al-Machat, ministre de la Coopération internationale, qui a signé l’accord en présence du premier ministre, Moustapha Madbouli, et des responsables de l’Onu. « La signature de cet accord signifie que l’Egypte a achevé la formulation des nouvelles stratégies de coopération pour le développement avec tous les partenaires de développement et a établi un cadre international intégré de coopération et de financement du développement pour les cinq prochaines années, destiné à répondre aux objectifs nationaux », a indiqué Al-Machat. La ministre a ajouté que le nouveau cadre est conforme aux objectifs de nombreuses initiatives nationales, telles que la Stratégie nationale pour les droits de l’homme, la Stratégie nationale pour l’énergie durable 2035, ainsi que la Stratégie nationale pour le changement climatique 2050. Et ce, en plus de la cohérence des objectifs du Cadre de partenariat stratégique avec les Nations-Unies avec l’initiative Hayah Karima (vie décente) : près de 400 projets sont mis en oeuvre par les agences onusiennes dans les villages concernés par l’initiative pour servir 1,4 million de citoyens.

Par ailleurs, la ministre a souligné qu’une importance particulière sera accordée à l’autonomisation de la femme, un thème qui a été inclus au nouveau Cadre de coopération avec l’Onu pour achever les efforts de l’Etat visant à garantir, d’ici 2027, que les femmes obtiennent leurs pleins droits tels que stipulés dans la Constitution. « Pour ce nouveau cadre, nous avons mobilisé 26 entités onusiennes basées en Egypte. Certaines d’entre elles opérant également à partir de leur siège, toutes travaillent conjointement avec une augmentation de 7 agences des Nations-Unies par rapport au dernier Cadre de coopération », a annoncé Elena Panova, coordonnatrice résidente des Nations-Unies en Egypte, soulignant que le nouveau Cadre de coopération est la pierre angulaire de la réforme du système de l’Onu pour le développement et constitue une priorité essentielle pour le secrétaire général de l’organisation. Elle a ajouté que l’accord de partenariat comprend les trois dimensions du développement durable prioritaire pour l’organisation qui doivent aborder les dimensions sociales en mettant l’accent sur le renforcement du capital humain et l’accès aux services de base, y compris l’éducation, la santé, l’alimentation, la nutrition, la protection sociale et l’assistance aux migrants et aux réfugiés. La deuxième dimension est économique et met l’accent sur le développement économique inclusif et écologiquement durable soutenu par l’industrialisation, la croissance inclusive et verte, les emplois décents, ainsi que la transformation numérique et l’intégration de l’économie informelle.

Des dossiers sur lesquels l’Egypte avait déjà réalisé d’importants progrès en partenariat avec l’Onu, comme l’a affirmé le premier ministre, Moustapha Madbouli, citant que l’Etat a réussi à « soutenir les programmes de protection sociale pour offrir une vie décente aux citoyens et à lutter contre le terrorisme, la migration illégale et la traite des êtres humains, en plus de sa contribution au renforcement de la paix et de la sécurité internationales ». Le premier ministre a en outre indiqué que l’Egypte envisage d’investir dans le capital humain et de stimuler la productivité et l’innovation, soulignant la nécessité de la coopération d’un secteur privé plus dynamique pour créer des opportunités d’emploi et augmenter les exportations.

Madbouli a par ailleurs souligné que l’Egypte accorde une grande attention au développement en Afrique, notant que les pays africains avaient besoin d’un soutien international supplémentaire pour accroître les investissements dans les populations et moderniser leurs infrastructures de base.

Cinq axes de coopération

Autant d’objectifs qui seront soutenus par le nouveau Cadre stratégique qui comprend cinq axes, à savoir le développement économique global, la justice sociale, la durabilité des ressources environnementales et naturelles, la bonne gouvernance et l’autonomisation des femmes. Sur l’enjeu et l’importance de ce partenariat, le diplomate Mohamed Al-Orabi, président du Conseil des affaires étrangères, explique que les instances concernées à l’Onu lancent des programmes à grande échelle en mesure de soutenir l’important essor que connaît le développement durable en Egypte, notamment dans les domaines de l’énergie et des systèmes alimentaires, la technologie numérique, la protection sociale et l’éducation. « Il est important de définir un cadre, des plans et des priorités de coopération avec l’Onu, qui dispose d’énormes moyens techniques et financiers permettant de concrétiser en Egypte les Objectifs du développement durable. Et c’est ce qu’on a vu avec les précédents cadres de coopération dont le dernier, de 2018-2022 », explique Al-Orabi. Il prévoit que d’ici 2027, le nouveau Cadre de partenariat permettra de réaliser des progrès tangibles servant les objectifs nationaux de développement durable qui sont conformes à ceux de l’Onu. Entre autres, des services de haute qualité pour tous, la mise en place d’une économie compétitive, la gestion durable des ressources naturelles pour atteindre la sécurité alimentaire, l’adaptation au changement climatique, ainsi que le renforcement de la transparence, la bonne gouvernance et l’Etat de droit. « Des dossiers de taille qui poussent l’Egypte à tirer profit de la capacité de l’Onu de réunir les diverses parties prenantes et à contribuer à l’élaboration des programmes de développement », ajoute-t-il. Un plan de partenariat qui verra une coordination étroite entre l’Onu, le ministère de la Coopération internationale, le secteur privé, la société civile et les partenaires de développement multilatéraux et bilatéraux, ainsi que les institutions financières internationales.

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