Mercredi, 06 décembre 2023
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Une réforme de fond en comble

May Atta, Mardi, 05 décembre 2017

Le nouveau système d’assurance médicale devra couvrir 93 % des Egyptiens. Voici les grandes lignes du projet de loi le réglementant.

Composé de 67 articles, le projet de loi sur l’assurance médicale intégrale a pour but de pré­server l’assuré de toute la famille contre les risques liés à tout genre de maladie ou, plus pré­cisément, contre tous les événements entraînant une intervention médicale. Ainsi, le nouveau système d’assurance médicale devra couvrir 93 % des Egyptiens (sauf les officiers de l’armée et de la police). Il prévoit l’extension échelonnée de la couverture maladie à toute la population, en retirant à l’Organisme des assurances médicales la prestation des soins, qui sera achetée à des prestataires sous contrat, publics ou privés. Trois organismes indépendants seront créés et s’occu­peront séparément de l’application du nouveau système. Le premier se chargera d’assurer le financement du système et de surveillance du budget. Le deuxième organisme s’occupera de la gestion des hôpitaux et des dispensaires qui pré­senteront les services de santé. Alors que le troi­sième organisme assumera la charge de surveiller l’application des normes de qualité figurant à la loi. Selon le texte en débat au parlement, le bud­get prévu pour le nouveau système sera assuré via des taxes imposées sur les cigarettes, un pourcentage de la valeur des permis de la construction des cliniques, des hôpitaux, des compagnies pharmaceutiques, celles de ciment et d’autres. Un article controversé, puisque cer­taines compagnies comme celle du ciment refu­sent de rembourser ce taux prévu par le projet de loi pour ne pas se trouver obligées de hausser les prix de leurs produits. Les négociations se pour­suivent pour parvenir à un consensus sur ce point.

Le taux de cotisations devra aussi faire partie de ce budget. Il a été déterminé par un pourcen­tage allant de 1 à 5%, déterminé proportionnel­lement à la revenue de l’assuré. Parmi les nou­veautés de la nouvelle loi figure le droit du malade à choisir à son gré le médecin et l’hôpital privé ou public où il veut être soigné. Toutefois, les malades, sauf ceux souffrant de maladies chroniques ou des maladies cancéreuses, devront assumer 10% avec un maximum de 1000 L.E. des prix des médicaments, 10% de la valeur de la radiographie, 20% de la valeur des analyses avec un maximum de 1000 L.E. et 7% de la valeur de la seule opération avec un maximum de 1 500 L.E. Pour les démunis, dont le nombre atteint, selon les estimations, 23,7 millions, c’est le gouvernement qui sera responsable de financer leur assurance médicale. Or, le projet de loi n’a pas précisément déterminé, jusqu’à présent, qui sont les démunis.

Parmi les propositions figure également la détermination des personnes qui n’ont pas les moyens de payer les frais de santé en vertu du revenu, de la valeur de la facture de l’électricité et de l’eau, du nombre de chambres de la mai­son … des moyens permettant de déterminer le niveau de vie des familles.

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