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Le Canal en 6 aquarelles d’Edouard Riou

Mardi, 25 novembre 2014

Historien au CNRS, Abbas Abou-Ghazala raconte aux lecteurs de l'Hebdo l'histoire du Canal de Suez à travers 6 tableaux emblématiques

Le Canal en 6 aquarelles d’Edouard Riou

Arrivée de l’empereur d’Autriche à Port-Saïd

Le khédive est arrivé le premier à Port-Saïd sur son yacht Al-Mahroussa. La foule se pressait au bord des quais : savants, artistes, représentants de commerce et d’industrie. Dans la rade, les bâtiments de guerre sont ancrés en ligne, tous pavillons dehors. Malgré le vent et les vagues, Le Greif jette l’ancre : à son bord, l’empereur d’Autriche qui arrive un jour avant l’impératrice Eugénie pour pouvoir la saluer à son entrée au port.

La tribune des souverains

Le Canal en 6 aquarelles d’Edouard Riou
Une cérémonie religieuse est organisée le 16 sur la plage de Port-Saïd. Elle commence par la récitation de quelques versets du Coran, suivie d’un Te Deum et d’une bénédiction.
Les deux croyances unissent leurs rites et leurs prières. Les hôtes assistent debout aux cérémonies religieuses.
Le khédive voulait symboliser par là l’union des hommes et leur fraternité devant Dieu, sans distinction de cultes.
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Le chalet du khédive

Le Canal en 6 aquarelles d’Edouard Riou
Cette construction élégante, légère, toute européenne, est là comme un audacieux défi porté au désert. Sur ce sable, un empierrement a été formé, et sur cette large base s’élève un chalet de bois et de briques rouges. Le bâtiment principal, au dôme mansardé surmonté de deux aiguilles ornementées et autour duquel se découpe une galerie coupée
à jour, possède deux ailes carrées. Une colonnade forme une véranda protégée par une balustrade dentelée. Un escalier abrupt, empreint d’un certain caractère de grandeur, conduit des sables à la galerie extérieure. De grandes ouvertures cintrées donnent accès aux appartements.
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Caravane attendant le bac à Qantara

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Sur l’une des rives du Canal, il y a une sorte de vallée formée par deux dunes de sable. C’est un relais pour les voyageurs qui attendent l’arrivée du bac. « Le maître de la caravane assis sur une éminence, fumant son chibouk, et le chamelier appuyé sur son fusil attendent le moment heureux où leurs lèvres brûlées humeront le moka. Le vieux cheikh, assis à l’écart, s’isole dans sa somnolence tandis que la fellahine est allée remplir son amphore à la ville », écrit Marius Fontane.
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Cérémonie religieuse sur la plage de Port-Saïd

Le Canal en 6 aquarelles d’Edouard Riou
Dans la nuit du 15 au 16 novembre, les flots montent jusqu’aux abords des tribunes. On avait, à la hâte, construit une chaussée pour le défilé du cortège. Vu de loin, le lieu de la fête ressemblait à un îlot. Trois estrades, dont les draperies formaient un dais au-dessus de l’assemblée, avaient été dressées
sur la plage devant le quai Eugénie, l’une face à la mer et destinée aux souverains, et les deux autres en vis-à-vis, à gauche pour le service musulman, à droite pour l’office chrétien.
Les hôtes du khédive ont pris place. Sur un fond du ciel bleu clair se découpent les mâts pavoisés des frégates.
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Une rue du bazar de Suez

Le Canal en 6 aquarelles d’Edouard Riou
Dans leur boutique, coiffés du turban, trois Arabes cousent lentement le manteau qu’attend un cheikh. Le voisin se repose, il lit un parchemin. En face, un fellah porte une lourde caisse sur le dos. Une femme avance sur son âne, drapée dans un tissu noir, un voile blanc cache son visage et ne permet qu’aux yeux de se montrer.
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