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Un nouveau rapport inquiétant

Maha Al-Cherbini avec agences, Mardi, 20 novembre 2012

Alors qu’un rapport inquiétant vient d’être publié par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), les efforts internationaux s’enchevêtrent pour trouver une issue pacifique à la crise iranienne.

Alors que de nouvelles discussions devraient reprendre le 13 décembre prochain entre Téhéran et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) pour résoudre les questions en suspens concernant le programme nucléaire iranien, un nouveau rapport de l’AIEA a affirmé vendredi dernier que l’Iran avait franchi un nouveau pas sur la voie du nucléaire, en achevant l’équipement d’un site-clé d’enrichissement d’uranium, celui de Fordo. Il existe à présent 2 784 centrifugeuses installées à Fordo, affirme le rapport. Le site de Fordo, dont l’existence n’a été révélée par l’Iran à l’AIEA qu’en 2009, a entamé ses opérations d’enrichissement d’uranium en 2011, et Téhéran explique que le but de ce site est pacifique, comme tout son programme nucléaire.

Dans son dernier rapport, l’agence réitère également que, faute de coopération de la part de l’Iran, elle ne peut pas conclure que tous les équipements nucléaires en Iran sont pacifiques. Elle a accusé aussi les autorités d’avoir sapé son travail de vérification sur le site militaire de Parchin, où l’agence veut se rendre depuis un an. L’AIEA soupçonne l’Iran d’avoir procédé à Parchin à des explosions-test pouvant être applicables au nucléaire.

Selon les experts, ce rapport sera étudié avec attention en Israël, qui n’exclut pas de bombarder l’Iran pour l’empêcher d’acquérir la bombe nucléaire. Le groupe « 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France plus l’Allemagne) va également le lire avec intérêt, alors que les négociations entre les Six et l’Iran devraient reprendre au plus tard début 2013.

Ce mercredi, l’émissaire des grandes puissances sur le dossier nucléaire iranien, Catherine Ashton, va se rendre à Bruxelles pour consulter ses partenaires des 5+1, afin de trouver une solution diplomatique au nucléaire iranien. « Téhéran espère le retour rapide du groupe 5+1 à la table des négociations », a espéré samedi le chef des négociateurs nucléaires iraniens, Said Jalili. Espoir partagé par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, qui a effectué cette semaine une visite surprise à Téhéran pour chercher une solution pacifique à la crise.

Optant toujours pour la diplomatie, le président Barack Obama a affirmé cette semaine qu’il restait une « fenêtre » pour résoudre la crise avec l’Iran et a promis des efforts diplomatiques à cet effet. « Je veux que l’on parvienne à une solution diplomatique. Je l’ai dit clairement avant la campagne présidentielle et je le dis encore après la campagne, nous ne laisserons pas l’Iran obtenir une arme nucléaire », a insisté Obama. Mais, ce dernier tiendra-t-il jusqu’au bout à trouver une solution diplomatique à la crise iranienne ? Ou finira-t-il par se ranger derrière son allié israélien pour aller bombarder les installations nucléaires iraniennes ?

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