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Entre incitation et terrorisme

Lundi, 07 avril 2014

Il semble que les assassinats de citoyens n’est pas sur le point de disparaître. Les observateurs de la situation sécuritaire et politique prévoient encore plus d’opérations de destruction et d’assassinats de personnalités éminentes, jusqu’à ce que la situation se calme petit à petit.

Aujourd’hui, nous sommes conscients que l’Egypte est visée. Il n’est pas question de théorie du complot, c’est une réalité que nous vivons jour et nuit. La question est claire, partant des communiqués et des menaces de la coalition du soutien à la légitimité ou plutôt coalition du terrorisme, passant par les opérations de destruction et de tuerie, pour en arriver aux tentatives, qui espérons qu’elles ne se réaliseront jamais, de faire tomber l’Egypte dans les affres du désordre.

Une partie du complot se prépare dans de grandes capitales, ou institutions internationales et régionales, essentiellement fondées sur la protection des droits humains. Mais malheureusement, ces institutions se sont transformées en coeurs de critiques au service de grands intérêts internationaux. Les slogans des droits de l’homme se sont transformés en moyen de diffamation de la société, au lieu d’être un outil de protection des droits des gens simples à profiter d’une vie décente. Certaines institutions internationales sont devenues prisonnières d’un point de vue unilatéral, sans déployer d’efforts pour connaître la vérité et défendre le droit à la vie pour un peuple exposé à l’acharnement du terrorisme. Chose qui était à l’origine l’objectif du mouvement mondial des droits de l’homme. Parmi les exemples les plus flagrants, citons le communiqué du Réseau euro-méditeranéen des droits de l’homme il y a quelques jours. Ce communiqué a critiqué deux projets de loi du gouvernement égyptien. Le premier concerne des amendements sur les verdicts relatifs au crime de terrorisme dans le code pénal. Et le second porte sur la lutte contre le terrorisme.

Selon le rapport du Réseau euro-méditeranéen, ces amendements signifient l’application de politiques plus oppressives qui ne réussiront pas à mettre fin aux attaques terroristes. Et aussi que l’Egypte n’a pas besoin d’un maximum de lois pour lutter contre le terrorisme, mais juste de réviser son cadre législatif pour garantir sa concordance avec les normes internationales. La recommandation la plus importante dans le communiqué a été adressée aux gouvernements européens, les appelant à faire dépendre tout soutien octroyé à l’Egypte, du respect de ce que le communiqué a appelé les libertés et les droits fondamentaux, et la réalisation d’enquêtes indépendantes dans tous les cas de tuerie et de recours à la violence contre les manifestants.

Abstraction faite du langage hautain employé dans le communiquée du réseau et son ingérence directe dans les affaires égyptiennes, 4 points constituent des manquements flagrants. D’abord, le communiqué n’a mentionné aucun des actes terroristes commis par les Frères musulmans, et n’a condamné ni un seul mot, ni aucun de leurs actes. Ensuite, le communiqué a parlé à plusieurs reprises de la nécessité d’amender les lois égyptiennes de façon à ce qu’elles s’accordent aux normes mondiales. C’est-à-dire avec les normes de l’Occident qui servent ses intérêts avant tout. Même si c’est au détriment des peuples qui doivent déterminer eux-mêmes leur mode de vie et leur identité. Puis, les rédacteurs du communiqué ont oublié de préciser aux groupes terroristes les normes internationales du terrorisme et les normes que suit l’Occident, alors que lui-même lutte encore contre les groupes terroristes. Enfin, le communiqué dévoile que l’intérêt du réseau est principalement concentré sur l’idée des libertés, oubliant que les libertés ne peuvent se réaliser sans que la sécurité soit instaurée au sein de la société ainsi que le droit à la vie. C’est le rôle de chaque gouvernement de sécuriser son peuple en éloignant les menaces terroristes et légiférant parfois avec sévérité pour contrôler ceux qui ont perdu la tête pour n’avoir aucun autre objectif que de tuer des citoyens.

Il va de soi que les membres du réseau savent parfaitement que tous les gouvernements occidentaux ont promulgué des lois pour lutter contre le terrorisme, et que ce que fait actuellement le gouvernement égyptien fait partie de sa responsabilité et personne ne peut le blâmer parce qu’il tient à la sécurité et à la vie des citoyens.

Il est évident que ces Européens ont entendu parler des blessés, des martyrs et des victimes du terrorisme. De plus, ils ont certainement entendu parler de l’assassinat de la jeune journaliste égyptienne, Mayada Achraf, mais ils font la sourde oreille. Il est également évident que ceux-ci, malgré tout ce qu’ils prétendent, ne s’intéressent pas aux citoyens égyptiens. Ils s’intéressent à détruire l’Egypte et à en faire une proie facile des groupes terroristes lâches qui comptent sur les aides étrangères et espèrent l’ingérence occidentale directe dans les affaires égyptiennes.

La position du Réseau euro-méditeranéen est un prolongement, d’une façon ou d’une autre, de la position des gouvernements européens et de la Maison Blanche qui ont cessé de fournir des armes à la police et à l’armée égyptiennes afin qu’elles ne puissent plus affronter le terrorisme. Et c’est en même temps eux qui financent le trafic d’armes parvenant aux terroristes sur les territoires égyptiens pour semer le désordre. Mais l’Histoire nous apprend qu’elle n’a pas de pitié envers les terroristes, les lâches et les occupants.

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