De la fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne qui a ciblé le village d'Abbasiyeh, dans le sud du Liban. Photo : AFP
Une source proche du Hezbollah a indiqué mardi qu'un de ses responsables militaires, Ibrahim Kobeissi, avait été tué dans la frappe israélienne menée sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion de la puissante formation pro-iranienne, qui a fait six morts selon les autorités.
La frappe israélienne sur la banlieue sud est la deuxième en deux jours. Elle a "tué le commandant militaire du Hezbollah, Ibrahim Kobeissi", a affirmé la source à l'AFP sous couvert d'anonymat.
Pour sa part, l'armée israélienne a indiqué dans un communiqué que "des avions de chasse de l'armée de l'air ont éliminé mardi à Beyrouth Ibrahim Mohammed Kobeissi, le commandant du réseau de missiles et de roquettes de l'organisation terroriste Hezbollah".
Selon l'armée israélienne, Kobeissi, qui commandait plusieurs unités, dont une de missiles guidés de précision, a été visé avec d'autres commandants de la force des missiles et roquettes du Hezbollah.
Kobeissi avait rejoint le mouvement chiite libanais dans les années 1980 et occupé plusieurs postes militaires, dont celui de chef de l'unité Badr, chargé de l'une des trois zones d'opérations du Hezbollah dans le sud du Liban, selon l'armée israélienne.
Selon le ministère libanais de la Santé, au moins six personnes ont été tuées et 15 blessées dans ce nouveau raid sur la banlieue sud.
Un photographe de l'AFP sur les lieux de la frappe a rapporté que l'attaque avait détruit deux étages d'un immeuble situé dans une zone résidentielle densément peuplée.
Des dizaines de voitures et de motos qui se trouvaient dans un garage ont été endommagées, ainsi que des immeubles avoisinants et des câbles électriques.
Cette frappe intervient au lendemain d'un raid similaire qui visait un responsable du Hezbollah dans la banlieue sud et n'a pas fait de mort. Le responsable, Ali Karaké, a échappé à la frappe selon le Hezbollah.
Lundi, d'intenses frappes israéliennes ont visé le sud et l'est du Liban, faisant 558 morts, d'après les autorités libanaises, le plus lourd bilan depuis la fin de la guerre civile au Liban (1975-90).
Ces attaques sont survenues après plusieurs coups durs pour le Hezbollah la semaine dernière: des explosions meurtrières ont touché les appareils de transmission du mouvement, faisant 39 morts et des centaines de blessés, et une frappe israélienne ayant fait 55 morts a décimé les dirigeants de sa force d'élite, al-Radwan, dont son chef Ibrahim Aqil.
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