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Les réintégrés

Aliaa Al-Korachi, Mardi, 04 février 2014

Madagascar a fait son grand retour lors de ce sommet après avoir été suspendu en 2009, et pour cinq ans, de toute participation aux activi­tés de l’UA, à la suite d’un coup d’Etat appuyé par les militaires contre l’ex-président Marc Ravalomanana. La liste des sanctions de l’UA comprenait 109 noms, visant le président auto­proclamé, Andry Rajoelina, ainsi que 108 res­ponsables gouvernementaux et membres de la Cour constitutionnelle.

Il s’agissait d’une interdiction de l’octroi de visas et du gel des avoirs dans les banques étrangères. Madagascar est réintégré après une « transition politique réussie » qui a pris fin le 14 janvier avec l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, donnant la victoire à Henry Rakotoarimanana.

Mali

Le pays a réintégré l’Union africaine, après sept mois de suspension, suite au coup d’Etat militaire ayant renversé le président Amadou Touré, le 22 mars 2012. Ce putsch avait préci­pité la chute du Nord-Mali aux mains de groupes armés islamistes proches d’Al-Qaëda. Les militaires auteurs du putsch, dirigés par le capitaine Amadou Sanogo, ont rendu le pou­voir à des autorités de transition, dont le prési­dent par intérim est Dioncounda Traoré. L’UA a décidé de réintégrer le 24 octobre le Mali dans sa structure avant la normalisation de la situation institutionnelle de ce pays.

Côte d’Ivoire

Après quatre mois d’isolement diplomatique, la Côte d’Ivoire a retrouvé sa place au sein de l’UA le 11 avril 2011. Sa suspension était sur­venue suite à l’élection présidentielle de 2010 et au refus de Laurent Gbagbo de céder son poste à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur par la communauté internationale. La Côte d’Ivoire, qui a replongé dans une grave crise politique sanglante, a été suspendue de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, et ses principales industries ont subi d’importants revers. Un blocus qui a pris fin après la prise du pouvoir par le président élu et la capture de son rival.

Niger

Pendant plus d’un an, le Niger a été suspendu par l’UA suite au coup d’Etat militaire qui a renversé l’ancien président Mamadou Tandja en 2010. Ce pays d’Afrique de l’Ouest ne réin­tègre l’UA que le 16 mars 2011 après l’élection d’un civil à la présidence, le candidat de l’op­position Mahamadou Issoufou, qui a mis un terme au régime militaire.

Son élection a marqué le point culminant du processus de transition initié en mars 2010 par le Conseil militaire.

Guinée

La participation de Konackry aux activités de l’UA a été suspendue suite au coup d’Etat mili­taire en 2008. Au lendemain du décès du géné­ral-président Lansana Conté après 24 années à la tête du pays, le chef de la junte, Moussa Camara, s’est autoproclamé « président ». Camara, gravement blessé par des coups de feu tirés par son aide de camp, est parti pour des soins à l’étranger. Le pouvoir passe alors entre les mains du général Sékouba Konaté qui adopte une attitude conciliante. L’UA a levé les sanctions après une élection présidentielle de 2010 qui a mis fin au pouvoir militaire.

Mauritanie

La Mauritanie a été suspendue le 6 août 2008 après un coup d’Etat qui a renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le premier président démocratiquement élu du pays, et qui a été mené par le chef de la garde présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel-Aziz. « Le retour à l’ordre constitutionnel » en Mauritanie est survenu au lendemain de la démission volontaire du président mauritanien déchu Abdallahi, à l’issue d’une médiation conduite par le Sénégal et la mise en place d’un gouver­nement d’union nationale.

La Mauritanie vient d’être élue à la tête de l’Union africaine.

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