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Une percée imminente dans le dossier de la grâce présidentielle : ministre

Dalia Farouq , Dimanche, 07 juillet 2024

Le ministre des Affaires parlementaires, juridiques et de la coordination politique a précisé que la question de la détention préventive est un sujet important dans le dossier des droits, notant qu'elle serait parmi les questions discutées lors des sessions du dialogue national.

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Archives - Manifestation devant le syndicat des journalistes contre le bombardement de l’hôpital de Gaza. Photo : AFP

Le ministre des Affaires parlementaires, juridiques et de la coordination politique Mahmoud Fawzi a précisé que la question de la détention préventive est un sujet important dans le dossier des droits, notant qu'elle serait parmi les questions discutées lors des sessions du dialogue national qui commencera samedi 13 juillet. 

Le ministre des Affaires parlementaires, juridiques et de la coordination politique, Mahmoud Fawzi, a expliqué, lors de ses déclarations au programme Fī al-Masāa avec Qaswāa, diffusé sur la chaîne de télévision égyptienne CBC, qu’il prépare actuellement la liste de jeunes détenus à cause de leur solidarité avec la Palestine, indiquant qu'elles seront envoyées aux autorités judiciaires compétentes pour examen.

Lors de ses déclarations, le ministre a précisé que la question de la détention préventive est un sujet important dans le dossier des droits, notant qu'elle serait parmi les questions discutées lors des sessions du dialogue national, en fonction de leur importance, leur spécificité et conformément aux mécanismes habituels du dialogue national.

« Madbouly m'a chargé d'intensifier la communication avec la Commission présidentielle de grâce et toutes les commissions similaires, afin que la détente qui s'est produite dans la société égyptienne s'élargisse et que l'atmosphère de satisfaction prévaut. Nous espérons le meilleur et nous espérons trouver des pas positifs rapides dans les prochaines semaines », souligne Fawzi.

Lors du même programme, le ministre des Affaires parlementaires, juridiques et de la coordination politique, a déclaré que le gouvernement de Madbouly avait adopté une approche consistant à renvoyer certaines questions au dialogue national pour bénéficier des discussions en cours à leur sujet, confirmant que le gouvernement se basera sur les résultats du dialogue à cet égard.

Il a précisé que le samedi prochain marquera l'annonce du calendrier de la reprise des sessions du dialogue afin de discuter des questions restantes prioritaires.

Fawzi a souligné, également, que le Conseil des administrateurs du dialogue national considérait que la présence du ministre de la Communication politique parmi ses membres est la plus grande preuve de l'intérêt de l'Etat pour le dialogue national.

Il a insisté sur l'importance de la communication avec les partis politiques, en particulier ceux qui ne sont pas représentés au Parlement, ainsi qu'avec les courants intellectuels, les syndicats et les institutions de la société civile, notant que cette question était "absente" avant le dialogue national. 

Il est à noter que parmi les questions récemment renvoyées au dialogue national figuraient la transformation des aides en nature en aides financières et le nouveau système proposé pour le baccalauréat égyptien (Al-sanawéya al-amma).

« Le fait que le gouvernement écoute toutes les parties est bénéfique d'abord pour lui-même, ensuite pour les citoyens, et enfin pour la partie engagée dans le dialogue, car elle reconnaît que son gouvernement l'écoute et développe ses politiques et sa vision en fonction du dialogue », conclut-il.

Selon la commission égyptienne pour les droits et les libertés (ECRF), près de 120 personnes ont été détenues lors de manifestation pour le soutien de la Palestine en octobre dernier dont 47 ont été libérés.  

D’après la commission, les familles des détenus ont demandé la libération de leurs proches, notamment certains détenus qui ont été arrêtés lors de leur participation aux manifestations de soutien à la Palestine, auxquelles ont appelé plusieurs parties et institutions proches des autorités.

Dans le même contexte, le président de l'Organisme général de l'information, Diaa Rachwan avait revendiqué la libération de 7 journalistes membres du syndicat des journalistes et 11 autres qui ne le sont pas, arrêtés toujours pour avoir participé à des manifestations pour le soutien de la Palestine. 

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