Vendredi, 12 juillet 2024
Egypte > Société >

L'Egypte a investi 10 milliards de dollars en 5 ans pour améliorer l’efficacité du système hydrique : ministre de l’Irrigation

Ahraminfo , Vendredi, 22 mars 2024

290 000 personnes sont menacées de perdre leurs travaux au cas où la pénurie d'eau augmente de 2 % , selon le ministre de l’Irrigation et des Ressources hydriques, Hani Sweilam.

s
Le ministre de l’Irrigation et des Ressources hydriques, Hani Sewilam. Photo : Page Facebook Présidence du Conseil des ministres

Le ministre de l’Irrigation et des Ressources hydriques, Hani Sweilam, a déclaré que l’Egypte a investi 10 milliards de dollars lors des cinq dernières années pour améliorer l’efficacité du système hydrique égyptien, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, tenue à Paris, vendredi 22 mars.

Sweilam a indiqué que l’Egypte a élaboré un plan national pour gérer les ressources de l’eau limitées, en relevant les défis de l'eau, de l'énergie, de l'alimentation et de l'environnement.

« L’Egypte adopte un plan de réutilisation de l'eau, qui ajoute environ 21 milliards de mètres cubes de ressources en eau non traditionnelles », a-t-il souligné.

Il a ajouté que l'Egypte est l’un des pays qui confrontent un double défi, notamment la pénurie d'eau, à peu près 55 % de ses besoins (ce qui représente 120 milliards de mètres cubes par an) aussi bien que le changement climatique.

En effet, la part de l'Egypte de l'eau du Nil s'élève à 55 milliards de mètres cubes qui constituent 98 % de sa source d'eau potable.

Le ministre a aussi été noté que l’Egypte accueille près de 9 millions de réfugiés, ce qui représente un fardeau sur l'Etat égyptien pour leurs fournir de l'eau, de la nourriture, de l'énergie et des services de base.

La sécurité de l’eau en Egypte

Par ailleurs, Sweilam a affirmé que la coopération entre les pays riverains des fleuves internationaux est une question existentielle pour l'Egypte.

« L'Egypte estime que les mesures unilatérales qui ne respectent pas le droit international constituent un défi majeur à la coopération transfrontalière », a-t-il ajouté.

Il a précisé qu'à chaque 2 % de déficit d'eau en raison de ces mesures unilatérales, 290 000 personnes seront menacées de perdre leurs travaux.

L'Egypte est en conflit avec l’Ethiopie depuis plus d'une décennie pour avoir construit et procédé au remplissage de quatre phases du barrage de la Renaissance et du réservoir sans coordination ni consultation avec les pays de l'aval.

Une mesure qui menace gravement le quota égyptien et la sécurité hydrique du pays qui compte plus de 106 millions d'habitants. 

Plusieurs cycles de négociations ont été entamées il y a 12 ans entre l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan mais sans avoir abouti. 

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique