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Gaz: le sommet d'Alger condamne les sanctions économiques unilatérales

Samedi, 02 mars 2024

Gaza
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’exprimant lors du sommet du Forum des pays exportateurs de gaz qui s’est tenu le 2 mars 2024 à Alger. Photo : AFP

A l'issue du Sommet des pays exportateurs de gaz, qui s'est tenu samedi 2 février dans la capitale algérienne, les dirigeants ont adopté à l'unanimité la Déclaration d'Alger, qui condamne notamment les sanctions économiques unilatérales.

« Nous condamnons toutes les restrictions économiques unilatérales prises sans l'approbation préalable du Conseil de sécurité des Nations-Unies et toute application extraterritoriale des lois et réglementations nationales contre les Etats membres du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) », dit la Déclaration d'Alger.

Ces restrictions « affectent négativement le développement et le commerce du gaz naturel et constituent une menace à la sécurité des approvisionnements en gaz naturel », poursuit-elle.

Les représentants du FPEG ont également revendiqué les « droits souverains absolus et permanents des Etats membres sur leurs ressources en gaz naturel ».

Ces condamnations de samedi sont un message destiné en particulier aux Etats-Unis et aux pays occidentaux qui ont pris des sanctions unilatérales à l'égard de la Russie depuis son invasion de l'Ukraine.

Investissements permanents

Ce sommet, auquel ont pris part de nombreux dirigeants, parmi lesquels le président iranien, Ebrahim Raïssi, et l'émir du Qatar Tamim bin Hamad Al-Thani, s'est tenu dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés.

Une forte croissance de la demande gazière est prévue en 2024 par rapport à 2023, soutenue par des prévisions de températures plus froides et la baisse des prix, selon le dernier rapport de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE).

Dans la Déclaration d'Alger, les participants ont aussi insisté sur « l'importance des contrats de gaz naturel à moyen et long terme, des prix du gaz naturel justes et stables et des investissements permanents dans le domaine du gaz naturel pour renforcer la sécurité énergétique et soutenir le développement de systèmes énergétiques résilients ».

Lors de son allocution d'ouverture, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait déclaré que ce sommet était « une occasion d'avoir une vision commune qui préserve à la fois les intérêts des producteurs et des consommateurs ».

Le FPEG, fondé en 2001, réunit 12 pays: Algérie, Qatar, Russie, Iran, Bolivie, Egypte, Guinée équatoriale, Libye, Nigeria, Trinité-et-Tobago, Venezuela et Emirats arabes unis.

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