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Le Hezbollah vise une base militaire israélienne en riposte à des raids sur l'est du Liban

AFP , Lundi, 26 février 2024

Un avion de chasse
Un avion de chasse de l’armée de l’air israélienne survolant la zone frontalière avec le sud du Liban. Photo : AFP

Le Hezbollah a annoncé lundi avoir bombardé une base militaire israélienne en réponse à des raids ayant visé, pour la première fois depuis le début de la guerre à Gaza, l'est du Liban faisant deux morts dans les rangs de la puissante formation libanaise.

Le Hezbollah a "tiré 60 roquettes Katioucha sur la base de Nafah", sur le plateau du Golan occupé, "en riposte" aux frappes israéliennes sur la région de Baalbeck dans la plaine de la Bekaa, a annoncé la formation pro-iranienne.

Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué que "des dizaines de roquettes" avaient été tirées depuis le Liban.

Auparavant Israël avait annoncé avoir visé des positions du Hezbollah à Baalbeck en représailles à un tir de missile sol-air qui a détruit en matinée un gros drone israélien au-dessus du sud du Liban.

L'une des frappes a visé un dépôt du Hezbollah et l'autre un bâtiment relevant de la formation islamiste aux abords de la ville de Baalbeck, connue pour son temple romain, a indiqué à l'AFP une source de sécurité.

Le Hezbollah a annoncé la mort de deux de ses combattants.

L'armée israélienne a indiqué que ses avions de chasse avaient "ciblé des sites de la défense aérienne du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa".

"Ces frappes ont été menées en représailles à un tir de missile sol-air contre un drone Hermes-450 qui s'est abîmé plus tôt dans la journée", a-t-elle ajouté.

La région de Baalbeck, dans la Bekaa frontalière de la Syrie, est un bastion du Hezbollah qui y dispose d'une importante présence militaire.

Le Hezbollah avait annoncé que son "unité de défense anti-aérienne" avait "abattu un gros drone israélien de type Hermes 450" à une vingtaine de km de la frontière avec Israël.

- Un membre du Hezbollah tué -

Les frappes lundi sur Baalbeck sont les premières à viser le Hezbollah hors de la région du sud du Liban, théâtre de violences quotidiennes depuis le début de la guerre à Gaza. 

Un raid israélien avait visé le 2 janvier un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas, allié du Hezbollah, dans la banlieue de Beyrouth. Saleh al Arouri avait été tué et six autres membres du Hamas avaient aussi péri.

Depuis le début de la guerre à Gaza entre Israël et le Hamas, le Hezbollah cible quotidiennement des positions miliaires israéliennes, en soutien à son allié palestinien, tandis qu'Israël mène des frappes sur les villages frontaliers et des opérations ciblées.

Lundi, une frappe a visé une voiture à al-Majadel, un village du sud du Liban situé à une quinzaine de kilomètres de la frontière. Un secouriste a fait état d'un mort, sans donner son identité, avant que le Hezbollah n'annonce la mort d'un de ses combattants.

Au moins 281 personnes parmi lesquelles 196 combattants du Hezbollah, des membres de formations qui lui sont alliées et au moins 44 civils, ont été tuées en plus de quatre mois, selon un décompte de l'AFP.

Côté israélien, dix soldats et six civils ont été tués, selon l'armée.

Le Hezbollah affirme qu'il arrêterait ses attaques contre Israël dès la fin de la guerre à Gaza.

Mais dimanche, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a averti qu'une éventuelle trêve dans les combats avec le Hamas dans la bande de Gaza n'entamerait pas "l'objectif" d'Israël de repousser le Hezbollah de sa frontière nord.

Modifié par ahraminfo

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