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Au secours des coraux blanchis

Dalia Abdel-Salam, Mardi, 16 octobre 2012

Marsa Alam

Une série d’ateliers de travail ont été organisés à Safaga, Qosseir et Marsa Alam par l’Association pour la protection de l’environnement à Hurghada (HEPCA), dans le but de sensibiliser les centres de plongée au phénomène du blanchiment des coraux. « Le blanchiment du corail est directement lié au réchauffement climatique qui cause l’augmentation de la température de l’eau. Les coraux prennent ces couleurs car des algues vivent sur les coraux. Quand la température augmente, quelques algues s’enfuient vers les eaux plus profondes pour échapper à la chaleur », explique le Dr Mohamad Ismaïl, biologiste marin et conseiller scientifique de l’HEPCA.

Selon lui, le phénomène est assez alarmant. C’est pourquoi l’HEPCA a décidé d’agir en invitant les guides de plongée, les moniteurs et les touristes à suivre l’état du récif corallien dans la mer Rouge et à l’avertir au cas où l’on découvrirait des indices de blanchiment. Pour ce faire, l’HEPCA a publié quelques photos montrant des coraux victimes de blanchiment et a invité les plongeurs à récupérer le plus grand nombre d’informations et de photos pour décrire les cas de blanchiment découverts durant leurs plongées.

Les informations récupérées par quelques centres de plongée ont révélé que dans certains endroits, le taux de blanchiment avait atteint 15 ou même 20 %. « Cela veut dire que si le rythme de blanchiment reste tel, dans moins de 10 ans, les sites de plongée égyptiens perdront tous leurs coraux », souligne le Dr Mohamad Ismaïl.

Difficile d’arrêter le réchauffement, mais le problème pourrait avoir une solution. Parmi les algues qui vivent sur les coraux, quelques genres s’adaptent à la hausse de la température. L’idée est d’arriver à identifier les genres d’algues qui supportent la hausse de température ou s’en adaptent et ce, à travers leur ADN. « Ensuite, on pourra transplanter ces algues sur les coraux qui ont blanchi », suggère le Dr Mohamad Ismaïl. Selon lui, le cas est trop complexe pour être simplement résolu par les ONG. Seul le gouvernement peut jouer ce rôle et éviter un avenir touristique décevant.

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