Mardi, 16 avril 2024
Egypte > Politique >

L’Egypte participera au plaidoyer contre les pratiques israéliennes devant la Cour internationale de justice

Ahraminfo , Dimanche, 18 février 2024

La Cour internationale de justice avait reconnu, le 26 janvier, un risque génocidaire à Gaza et avait ordonné à l’Etat hébreu de « prévenir et punir toute incitation au génocide ».

s
Diaa Rashwan, président de l’Organisme général de l’information .

L'Egypte prendra part à l'avis consultatif demandé par l'Assemblée générale des Nations Unies à la Cour internationale de Justice sur les politiques et pratiques israéliennes dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, a annoncé dimanche 18 février, le président de l'Organisme général de l'information, Diaa Rashwan.

Rashwan a souligné que l'Egypte a déposé une note à la Cour et présentera un plaidoyer devant le tribunal le 21 février 2024. Cette note affirme que l'occupation israélienne des 75 dernières années est illégale, et viole les principes du droit international humanitaire, de même que les politiques d'annexion de terres, de démolition de logements et de déplacement des Palestiniens. Elle rejette également les politiques israéliennes de persécution et de discrimination raciale, appelant à inculper la responsabilité d’Israël pour ces actes illégaux, tout en réclamant son retrait immédiat des territoires palestiniens occupés ainsi qu’une indemnisation pour les dommages subi par le peuple palestinien.

Le plaidoyer égyptien exhorte tous les pays du monde et la communauté internationale à suspendre leurs soutiens envers Israël. Il appelle également les organisations internationales et les Nations Unies à assumer leurs responsabilités à cet égard, a conclu Rashwan.

L'Afrique du Sud avait également saisi la Cour internationale de justice le 29 décembre pour demander à Israël de "suspendre immédiatement ses opérations militaires" dans la bande de Gaza, après que la Cour a reconnu le 26 janvier un risque génocidaire à Gaza, ordonnant à l’Etat hébreu de « prévenir et punir toute incitation au génocide », sans toutefois exiger un "cessez-le-feu."

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique