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Construire et investir dans l’humain

Hanaa Al-Mekkawi , Mercredi, 20 décembre 2023

De la promotion de la femme et de la jeunesse à la défense de l’environnement en passant par les arts, la culture et bien d’autres domaines, l’Egypte a, au cours des 9 dernières années, réalisé de grands progrès. Focus.

Construire et investir dans l’humain

Autonomisation des femmes, une renaissance

Le taux des femmes ministres au Conseil des ministres est passé de 6 % en 2015 à 20 % en 2017. Puis à 25 % en 2018, la plus forte représentation de femmes au gouvernement égyptien. Dans le secteur de la justice, il y a 66 juges femmes, soit une augmentation de 57 % par rapport à 2012. La part des femmes dans le total des projets de développement représentait 45 % du total de 13,4 milliards de L.E. jusqu’à la fin de 2022.

Au cours des dernières années, l’Etat égyptien a connu des progrès significatifs dans le domaine de l’autonomisation des femmes. Une stratégie nationale a été lancée par l’Etat pour garantir à la femme un développement sur tous les volets, politique, économique et social. Cette autonomisation des femmes fait partie du programme de développement durable à l’horizon 2030.

 Investir dans la jeunesse

 Concernée par ses futurs leaders, l’Egypte a fourni 5 748 programmes et activités sportifs destinés aux jeunes entre 2014 et 2023. L’Etat a lancé plusieurs initiatives visant à diffuser une culture de l’entrepreneuriat et à former des entrepreneurs qualifiés et créatifs. Le but c’est de fournir 1 million de jeunes entrepreneurs et 50 000 start-up d’ici 2030. Plusieurs initiatives ont également été lancées pour préparer les jeunes au marché du travail afin que 20 000 jeunes puissent acquérir les compétences nécessaires pour devenir indépendants. 5 748 programmes et activités destinés à la jeunesse ont été réalisés entre 2014 et 2023. 4 503 centres de jeunesse existent en Egypte.

450 jeunes des deux sexes ont profité en 2022 du programme de réhabilitation des jeunes pour participer à la vie politique. Dans le cadre de la promotion de la jeunesse au niveau de l’Etat, des lots de terrains ont été accordés gratuitement dans les gouvernorats de Haute-Egypte.

 Renforcer les droits des travailleurs journaliers

 Les travailleurs journaliers et informels fournissent des connaissances spécialisées et des compétences-clés. Ainsi, le lancement du premier système d’assurance médicale et sociale en Egypte pour ces travailleurs a eu lieu en juillet 2021 dans le cadre de l’intérêt de l’Etat à fournir la meilleure protection pour cette importante catégorie. Dans le même contexte, l’Etat a entrepris plusieurs initiatives pour soutenir les journaliers, par exemple la protection et le soutien des pêcheurs, la fourniture d’un soutien technique aux fabricants de tapis et la création de 30 000 emplois dans les 16 gouvernorats qui comprennent le nombre le plus grand de travailleurs irréguliers. 42 000 petits pêcheurs ont été soutenus à un coût de 52 millions de L.E. Des aides de 5,3 millions de L.E. ont été versées aux pêcheurs pendant la période du Covid-19.

 Des réfugiés comme chez eux

 Afin de garantir les droits de réfugiés, l’Etat leur fournit la protection et les services pour leur permettre de vivre au sein de la société égyptienne en harmonie. 9 millions de réfugiés vivent en Egypte, dont 4 millions de Soudanais et 1,5 million de Syriens qui jouissent de services diversifiés, dont le plus important est celui de la santé. Les réfugiés de toutes nationalités en Egypte ont accès à des services de santé, à l’éducation et aux autres services de base sur un pied d’égalité avec les Egyptiens. Le gouvernement égyptien facilite l’octroi de permis de travail aux réfugiés de toutes les nationalités et leur donne la liberté de circulation dans le pays sans les maintenir dans des camps de réfugiés.

 Développer les ports pour booster le commerce régional et international

 Vu l’importance des ports, considérés comme le portail qui relie l’Egypte au monde, les zones portuaires maritimes sont passées de 40 millions de m2 en 2014 à 75 millions de m2 en 2023 et devraient atteindre 100 millions de m2 d’ici 2030. Des postes d’amarrage portuaires sont en cours de développement pour atteindre 400 millions de tonnes en 2030 contre 160 millions de tonnes en 2014 et maximiser le commerce de transit.

93 millions de L.E., c’est le coût du port terrestre d’Arquine, reliant l’Egypte au Soudan et aux pays africains situés au long du chemin de l’axe Alexandrie-Le Cap. Quant au port de Qastal dans le sud de l’Egypte, son coût a atteint 79 millions de L.E. En plus, ont été exécutés des projets de développement des ports maritimes de la mer Rouge, Aïn Sokhna et Safaga, ainsi que le port d’Alexandrie.

 Arts et culture, la force douce de l’Egypte

 85 sites culturels ont été ouverts en 9 ans et 2 357 activités culturelles et 1 368 programmes de formation du personnel du ministère de la Culture ont été réalisés au cours de la même période. 148 théâtres et 357 palais et maisons de culture existent aujourd’hui au niveau de la République. Ce nombre ne dépassait pas les 30 en 2014. Conscient que l’art et la culture sont la force douce de l’Egypte, le gouvernement a mis en oeuvre plusieurs projets et lancé diverses initiatives au cours des dernières années pour promouvoir le secteur culturel. Ainsi, de nombreux établissements culturels ont été rénovés et leur efficacité a été augmentée. Dans la Nouvelle Capitale administrative ont été inaugurés la Ville des arts et de la culture et le Centre culturel islamique égyptien.

De nombreux musées culturels ont été aussi développés de 2014 à 2022, notamment le Msée de Mohamad Mahmoud Khalil à Guiza et celui du Commandement de la Révolution dans le gouvernorat du Caire. Des centres de développement des talents et des classes ont également été créés dans diverses parties de l’Egypte.

 En route pour la transition verte

 Occupé par les changements climatiques qui touchent le monde entier, le gouvernement égyptien s’efforce actuellement de progresser vers une économie verte, à travers des stratégies qui permettent la transition vers cette économie, visant à doubler les investissements publics verts d’ici la fin de 2024-2025 par rapport à 2020. Les dépenses consacrées à la protection de l’environnement sont passées de 2,1 milliards de L.E. en 2014 à 3,6 milliards de L.E. en 2022-2023, soit une augmentation de 71,4 %. Le gouvernement a également entrepris une stratégie pour passer à « l’économie verte » avec l’objectif d’augmenter la part des investissements verts de 15 % en 2020-2021 à 50 % en 2024-2025. Et ce, en plus de la mise en oeuvre d’un programme national pour promouvoir et développer les zones industrielles en zones vertes. L’Egypte a également entrepris de grands pas dans l’énergie solaire.

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