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Reporters sans frontières appelle à l'ouverture aux journalistes du poste-frontière de Rafah à Gaza

AFP, Jeudi, 07 décembre 2023

D'après RSF, "58 journalistes ont été tués à Gaza, dont 14 dans le cadre de leurs fonctions, par des frappes israéliennes".

rafah
Photo: AP

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) appelle jeudi à l'ouverture aux journalistes du poste-frontière de Rafah à Gaza, où l'armée israélienne a étendu ses opérations au sol à l'ensemble du territoire.

Le point de passage entre Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, et l'Egypte, est contrôlé par les Palestiniens et les Egyptiens.

Cependant, souligne le communiqué de RSF, "Israël surveille toutes les activités à la frontière sud et a bombardé à quatre reprises cette porte frontalière au début de la guerre".

Dans le communiqué, l'organisation appelle les autorités israéliennes et égyptiennes à "ouvrir les portes" du poste-frontière "afin que les journalistes puissent enfin aller et venir de part et d'autre de la frontière".

"Les journalistes qui ont dû évacuer le nord sont désormais sommés par Israël de se rassembler à la frontière avec l'Egypte, sans possibilité de la traverser. A l'inverse, les reporters internationaux sont empêchés d'entrer", souligne l'organisation.

"En deux mois de guerre, aucun reporter n'a été autorisé à entrer dans la bande de Gaza par Rafah, ce qui porte clairement atteinte à la capacité des médias à couvrir le conflit", poursuit-elle.

De leur côté, les syndicats et la Société des journalistes (SDJ) de l'AFP se sont alarmés jeudi des "conditions épouvantables" dans lesquelles travaillent leurs collègues de Gaza, appelant à leur "évacuation".

Ces journalistes "ont dû quitter leurs logements en catastrophe il y a près de deux mois" et vivent avec leurs familles "sans eau ni électricité, dans des appartements surpeuplés" dans le sud de la bande de Gaza, écrivent dans une lettre ouverte la SDJ et les syndicats CGT, SNJ, SUD, FO et CFE-CGC.

"Le week-end dernier, ils ont lancé un appel de détresse alors qu'à l'exception d'un seul, nos collègues restent bloqués près de Rafah", où s'intensifient les bombardements israéliens, poursuivent les signataires.

Ces organisations appellent donc "le gouvernement français à faire d'urgence tout le nécessaire auprès des autorités israéliennes et égyptiennes pour permettre" leur évacuation et celle de leurs familles, voire leur accueil en France "pour ceux qui le désirent".

D'après RSF, "58 journalistes ont été tués à Gaza, dont 14 dans le cadre de leurs fonctions, par des frappes israéliennes".

Selon le dernier décompte du Comité de protection des journalistes (CPJ), "au moins 63 journalistes et employés des médias" ont été tués depuis le début de la guerre.

En représailles à l'attaque du 7 octobre, qui a fait 1.200 morts selon les autorités, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas et son armée mène des bombardements dévastateurs sur le territoire palestinien assiégé, parallèlement à une vaste opération terrestre lancée le 27 octobre.

Le ministère de la Santé du Hamas a fait état jeudi de 17.177 morts, à 70% des femmes et des enfants et adolescents, dans les bombardements israéliens à Gaza.

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