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Campagnes de sensibilisation à la présidentielle

Chaïmaa Abdel-Hamid, Mercredi, 22 novembre 2023

Alors que les quatre candidats à la présidentielle poursuivent leurs campagnes électorales, des campagnes de sensibilisation sont lancées pour inciter les Egyptiens à participer au scrutin.

Campagnes de sensibilisation à la présidentielle

Pour la deuxième semaine, les candidats à la présidentielle poursuivent leurs campagnes électorales qui ont commencé le 9 novembre et doivent se tenir jusqu’au 29 novembre à l’étranger et 8 décembre en Egypte. Le scrutin se tient les 1er, 2 et 3 décembre à l’étranger et les 10, 11 et 12 en Egypte.

Dans tous les gouvernorats, les quatre candidats en lice et leurs partis politiques tiennent des réunions électorales dans le but de recueillir le plus grand nombre de voix. La campagne du candidat Abdel-Fattah Al-Sissi a tenu plusieurs rencontres populaires au Fayoum, à Alexandrie, à Kafr Al-Cheikh, à Dairout et dans d’autres endroits, au cours desquelles l’équipe de la campagne a énuméré devant le public tout ce qui a été réalisé durant les mandats écoulés et le plan du candidat pour la période à venir.

S’appuyant sur un programme plutôt économique, le candidat Farid Zahran a tenu une conférence populaire à Badrachine, au sud du Caire. Il a expliqué que la réforme et le développement économiques passent par un changement de la politique économique. Zahran a ajouté que la première élection présidentielle multipartite a eu lieu en 2005, soulignant qu’aujourd’hui, des élections multipartites constituent la voie sûre vers un changement pacifique et démocratique.

La campagne du candidat Abdel-Sanad Yamama, du parti Néo-Wafd, a organisé une conférence à Port-Saïd, où le candidat a passé en revue les axes de son programme, à savoir des réformes dans les secteurs de l’économie, la législation, l’éducation et la santé, ainsi que la préservation des droits historiques de l’Egypte dans les eaux du Nil.

La campagne du candidat Hazem Omar a également tenu une conférence de presse dans la salle de conférences d’Al-Azhar, en présence d’un large public. L’équipe de la campagne a discuté des plus grands problèmes qu’affronte le pays et de leurs solutions proposées par le candidat à travers son programme électoral, notamment la crise économique. Le candidat a promis de réduire les prix des denrées alimentaires après 100 jours, s’il remporte l’élection.

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) avait fixé à chaque candidat un total de 100 minutes de diffusion télévisée pour sa campagne électorale. Jusqu’à aujourd’hui, aucune violation n’a été enregistrée par les candidats, a annoncé l’ANE le 19 novembre. Des comités de suivi de la campagne surveillent son évolution dans tous les gouvernorats du pays pour s’assurer du respect des termes et conditions prescrits par l’ANE (voir sous-encadré). A rappeler que le montant maximum fixé pour les dépenses de la campagne électorale de chaque candidat est de 20 millions de L.E. En cas de second tour, 5 millions supplémentaires sont permis aux candidats.

Sensibilisation à la participation

Alors que les campagnes s’accélèrent, plusieurs initiatives de sensibilisation à l’approche du marathon électoral incitent les citoyens à participer au scrutin. Un objectif important sur lequel a insisté le président Sissi lors de la conférence Hékayet Watan (histoire d’une patrie), tenue le 30 septembre et au cours de laquelle il a annoncé son intention de participer aux élections. « Je veux que le monde entier témoigne que ces élections représentent la volonté du peuple égyptien, et pas seulement celle du dirigeant », a-t-il souligné.

La télévision publique a commencé une campagne de sensibilisation pour inciter les citoyens à participer. Une vidéo de sensibilisation est également diffusée sur la page officielle de l’ANE. Le ministère de l’Emigration et des Egyptiens à l’étranger s’est également montré très actif. Après le lancement d’une campagne de sensibilisation de plusieurs semaines par vidéoconférence nommée « Participe avec ta voix », avec la présence de représentants de la communauté expatriée dans différents pays du monde, la ministre Soha Gendi a commencé une tournée dans quelques pays, dont l’Arabie saoudite, où se trouve une forte communauté expatriée.

La ministre a assuré que le ministère de l’Emigration organisera une salle d’opérations pendant les trois jours du scrutin à l’étranger afin d’aider les Egyptiens à l’étranger lors de leur participation au scrutin et de répondre à toutes leurs questions et demandes de renseignements. Elle a souligné que le ministère assure une communication permanente et continue avec l’Autorité nationale des élections et le ministère des Affaires étrangères, ainsi qu’avec toutes ses missions diplomatiques à travers le monde.

Le Conseil national des personnes handicapées a, pour sa part, lancé les activités du programme de formation sur l’importance de la participation politique des filles et des femmes handicapées, dans le cadre de l’initiative « Ta voix, ton droit » pour exhorter les personnes handicapées et leurs familles à participer à l’élection présidentielle.

Des représentants élus ont également participé à la campagne de sensibilisation, à l’instar du membre du Sénat Ihab Wahba, qui a souligné que la participation à la présidentielle est un devoir national selon la Constitution, ainsi qu’un droit constitutionnel fondamental vu son impact sur le présent et l’avenir du pays. Il a ajouté que la participation au processus électoral de toutes les catégories sociales et de tous les âges est une nécessité et qu’elle contribue à renforcer la démocratie et à faire progresser la nation.

 Le scrutin en chiffres

67 millions d’électeurs ont le droit de vote

14 millions d’électeurs vivant à l’étranger

10 085 bureaux de vote (écoles), répartis sur 27 gouvernorats

400 bureaux de supervision

20 000 juges pour la supervision et le suivi du processus électoral

24 ONG nationales et internationales surveilleront l’élection

138 bureaux de vote aux ambassades et aux consulats d’Egypte à l’étranger

 Les interdits de la campagne électorale

L’atteinte à la vie privée de l’un des candidats.

Menacer l’unité nationale ou utiliser des slogans religieux ou appelant à la discrimination entre les citoyens.

Utiliser la violence ou menacer d’y recourir.

Fournir des cadeaux, des dons, une aide en espèces ou en nature, ou promettre de les fournir, directement ou indirectement, aux électeurs.

Utiliser des bâtiments, des installations et des moyens de transport appartenant à l’Etat, aux entreprises du secteur public ou au secteur des entreprises publiques.

Utiliser les services gouvernementaux, les établissements publics, les lieux de culte, les écoles, les universités et autres établissements d’enseignement public et privé, ainsi que les sièges d’associations et d’organisations de la société civile à des fins de propagande électorale.

Dépenser l’argent public et les fonds des entreprises du secteur public, du secteur public des affaires, des associations et des institutions de la société civile à des fins de propagande électorale.

Ecrire par tout moyen sur les murs des bâtiments gouvernementaux ou privés.

Il est interdit à ceux qui occupent des fonctions politiques et à ceux qui occupent des postes de direction dans l’Etat de participer de quelque manière que ce soit à la propagande électorale dans l’intention d’influencer positivement ou négativement le résultat de l’élection.

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