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Chronique d’une désillusion

Mercredi, 20 septembre 2023

D’un immense espoir à une impasse totale, le processus de paix a connu bien des tribulations.

Chronique d’une désillusion

Les années de l’espoir

Décembre 1988 : Le président américain, Ronald Reagan, décide d’engager le dialogue avec l’OLP après l’acceptation, par Yasser Arafat, du droit d’Israël à l’existence.

Octobre 1991 : Conférence de paix à Madrid. Pour la première fois, Israéliens et Palestiniens sont autour de la table.

13 septembre 1993 : Israël et l’OLP se reconnaissent mutuellement et signent une « Déclaration de principes » sur une autonomie palestinienne transitoire de cinq ans.

4 mai 1994 : Signature de l’accord Jéricho- Gaza qui détermine les compétences de l’Autorité Palestinienne (AP).

Juillet 1994 : Arafat retourne dans les territoires palestiniens après 27 ans d’exil. Il y établit l’AP.

28 septembre 1995 : Signature de l’accord intérimaire Oslo II sur la Cisjordanie et la bande de Gaza.

4 novembre 1995 : Assassinat d’Yitzhak Rabin par un extrémiste juif.

20 janvier 1996 : Premières élections du Conseil législatif palestinien, Arafat devient président de l’AP.

Premiers échecs et poursuite des tentatives

2000 : En juillet, des négociations tenues à Camp David achoppent sur les questions de Jérusalem et des réfugiés. La deuxième Intifada éclate en septembre après la visite d’Ariel Sharon à Al-Aqsa. Bill Clinton propose un plan de paix servant de base à des discussions à Taba ; elles ne déboucheront sur rien.

Mars 2002 : Plan de paix de la Ligue arabe préconisant un retrait israélien de tous les territoires occupés depuis 1967 en échange d’une normalisation entre pays arabes et Israël. Il restera lettre morte. Un Mur de séparation est construit en Cisjordanie.

Avril 2003 : Feuille de route du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Onu) prévoyant un Etat palestinien en échange de la fin des violences et d’un gel de la colonisation. Les Palestiniens l’acceptent, Israël l’adopte sous réserves.

Divisions et blocage

Juin 2007 : Le Hamas prend la bande de Gaza, début des divisions palestiniennes.

Décembre 2008 : Opération militaire israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza. L’AP refuse de reprendre les négociations avec Israël.

2015 : Benyamin Netanyahu remporte les élections sur le programme « Non à un Etat palestinien ».

Les coups de grâce

2017 : Donald Trump, nouvellement élu, reconnaît Jérusalem capitale d’Israël. L’année suivante, les Etats-Unis y transfèrent leur ambassade.

Juillet 2018 : Promulgation par Israël de la loi dite de « l’Etat-nation du peuple juif » qui fait de la colonisation une valeur nationale à encourager.

Janvier 2020 : Donald Trump propose un plan de paix pour le Proche-Orient concédant que Jérusalem est la capitale d’Israël. Les Palestiniens le rejettent.

2022 : Réélection de Netanyahu et formation du gouvernement le plus à droite de l’histoire du pays. C’est aussi l’année qui marque une wescalade de la violence inédite depuis la seconde Intifada et le plus de morts palestiniens.

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