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Ahmed Al-Qarmalawi : Nous cherchons à instaurer des ponts entre les différentes branches de cultures

Lamiaa Alsadaty , Dimanche, 23 juillet 2023

3 questions à Ahmed Al-Qarmalawi, directeur de la maison d’édition Diwan.

Ahmed Al-Qarmalawi

Al-Ahram Hebdo : Comment l’idée de concevoir un tel festival culturel a-t-elle émergé ?

Ahmed Al-Qarmalawi : Tout a commencé par la volonté d’organiser un salon de livres pendant les vacances d’été, afin d’attirer notamment le plus grand nombre d’enfants et de jeunes gens. Et ce, après avoir remarqué que cette période de l’année est toujours dédiée uniquement aux activités récréatives. A force de mener des discussions continues avec la maison d’édition Tanmia, l’idée s’est développée pour penser à organiser un festival qui vise entièrement les différentes branches culturelles telles que la musique, l’écriture, le cinéma, etc.  

— Comment deux maisons d’édition compétitives ont-elles pu collaborer pour mettre en place un festival si réussi ? Et quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

— Selon l’image stéréotypée, la compétition est cantonnée dans le conflit et l’opposition. Or, la réalité est autre. Durant les périodes difficiles comme celles que nous traversons aujourd’hui avec l’augmentation du prix des livres, la distribution, etc. la collaboration devient une exigence d’une utilité considérable pour toutes les parties intéressées.

Quant aux difficultés, elles étaient aussi bien nombreuses que variées. Elles étaient surtout de nature logistique : choisir un endroit — surtout climatisé — qui pourrait embrasser l’idée, chercher les principaux soutiens afin d’organiser un événement de qualité et, du coup, consacrer le budget adéquat. En outre, nous n’avions que deux mois pour exécuter notre plan de travail, ce qui était un délai très restreint. C’était un grand défi.

— Quels sont les critères d’après lesquels vous avez sélectionné les invités et dressé le plan des activités culturelles ?

— Nous sommes partis d’une perspective large et d’un éventail d’activités culturelles de manière à permettre au public de toucher un peu à tout. Nous avions toujours en tête le symbolique du centre-ville cairote qui regroupait autrefois les établissements de presse, les cafés où se réunissaient les intellectuels et où se trouvaient les théâtres et les cinémas, etc. C’est cette diversité haut en couleur des cultures et des formes d’expression culturelle qui nous a traversé l’esprit lors de l’organisation de ce festival. Ainsi, comme nous avons cherché à instaurer des ponts entre les différentes branches de cultures, nous avons opté pour un choix des invités qui incarnent cette liaison, comme Farid Zahran, écrivain et activiste, et Doha Assey, romancière et parlementaire.

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