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Une économie en stagnation

Amani Gamal El Din , Jeudi, 11 mai 2023

Les perspectives de croissance de l’économie palestinienne n’incitent pas à l’optimisme selon les organismes monétaires.

Une économie en stagnation
Il existe une disparité entre la Cisjordanie et Gaza au niveau de l’activité économique et du revenu par habitant.

L’autorité monétaire palestinienne et le Bureau central palestinien des statistiques viennent de publier les indicateurs de l’économie palestinienne en 2022 et les projections pour 2023. L’économie palestinienne stagne et les perspectives n’incitent pas à l’optimisme en dépit de progrès dans certains secteurs. Les mêmes perspectives ont d’ailleurs été publiées par la Banque mondiale. « Au cours de l’année 2022, l’économie palestinienne a généré une croissance d’environ 3,6 %, contre 7 % en 2021, et ce, en dépit des crises complexes dont elle a souffert, de l’arrêt de tout soutien financier extérieur fourni à l’Etat palestinien et de la poursuite des déductions fiscales israéliennes tout au long de l’année, sans compter les répercussions de la crise en Ukraine », lit-on dans le rapport de la Banque mondiale publié en 2022.

D’après les deux institutions palestiniennes, les activités économiques mixtes ont connu une augmentation au niveau de la valeur ajoutée en 2022. « L’activité industrielle a enregistré le taux de croissance le plus élevé, soit 6,3 %, les services ont augmenté de 2,9 %, les constructions ont augmenté de 2,3 %, tandis que l’activité agricole a connu une baisse de 2,6 %. On note également une hausse du nombre d’employés et une diminution du taux de chômage », lit-on.

Pour ce qui est du marché du travail en 2022, l’année a été marquée par une reprise continue du marché du travail, le nombre total d’employés ayant augmenté de 7,6 % par rapport à 2021. Ce qui a permis de réduire le taux de chômage en 2022 à 25,7 %, comparé à 27,6 % en 2021.

Le rapport de la Banque mondiale a, de son côté, mis l’accent sur l’existence d’une disparité importante au niveau de l’activité économique et du revenu par habitant entre la Cisjordanie et Gaza. « Selon la dernière enquête auprès des ménages, environ 22 % des Palestiniens vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2016-17. La pauvreté est nettement plus élevée à Gaza avec 46 % de la population en dessous du seuil de pauvreté en 2016-17 contre seulement 9 % en Cisjordanie », affirme le rapport.

En dépit de l’amélioration des chiffres en 2022, l’Autorité monétaire palestinienne et le Bureau central palestinien des statistiques s’attendent à une croissance sur une courbe descendante de 2,5 % en 2023, en raison surtout du manque de financement et d’aides à la trésorerie.

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