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Les Egyptiens rêvent d’une médaille

Doaa Badr, Mardi, 10 septembre 2013

L'Egypte dispute du 16 au 22 septembre les Championnats du monde de lutte à Budapest. La tâche des jeunes lutteurs égyptiens ne sera pas facile. Mais tous les espoirs sont permis.

Championnats du monde de lutte

7 lutteurs défendront les couleurs de l’Egypte aux Championnats du monde seniors de lutte, qui auront lieu du 16 au 22 septembre à Budapest, en Hongrie. Ils participeront aux 3 épreuves de lutte qui seront disputées aux Mondiaux. Il s’agit de la lutte gréco-romaine, la lutte libre et la lutte libre féminine. Les représentants masculins sont Haissam Mahmoud (55 kg) et Tareq Mohamad Abdel-Salam (74 kg) en lutte gréco-romaine. Ibrahim Mohamad (60 kg), Ayad Ibrahim (66 kg) et Omar Abdou (74 kg) en lutte libre. Quant à Hayat Farag (59 kg) et Nadia Anter (72 kg), elles seront dans la discipline de lutte libre. Depuis les JO de Londres, la grande star de la lutte égyptienne, Karam Gaber, est absente. Le champion olympique 2004 et vice-champion olympique 2012 a disparu de la scène après son sacre aux JO de Londres 2012 et sa médaille d’argent en 84 kg. L’autre vedette de la sélection nationale, Mohamad Abdel-Fattah « Bougui », champion du monde en 2006, ne participera pas non plus à ces Mondiaux. Bien que son nom soit inscrit sur la liste annoncée par la Fédération égyptienne de lutte, Bougui ne disputera pas la compétition sur recommandation de son médecin qui a déclaré la semaine dernière que la déchirure à l’épaule de Bougui n’est pas encore guérie.

Ainsi, la sélection égyptienne ira en Hongrie sans ses grandes vedettes, mais avec de jeunes lutteurs ambitieux et déterminés à prouver que l’Egypte possède une nouvelle génération capable de rééditer les exploits de la précédente génération. « Depuis mon arrivée à la tête de la Fédération égyptienne, je me suis intéressé davantage aux jeunes afin de former une nouvelle génération de lutteurs capables de rééditer les exploits de la précédente génération. Ces jeunes ont besoin d’un peu de temps et beaucoup d’expérience afin d’entamer leur parcours sur la scène internationale », déclare Hassan Al-Haddad, président de la Fédération égyptienne.

Depuis le début de l’année 2013, la lutte égyptienne a réalisé beaucoup de progrès. Après avoir effectué plusieurs stages de préparation en Bulgarie, en Biélorussie et en Hongrie, la sélection nationale a réalisé une excellente performance aux Championnats d’Afrique en mai dernier en Tunisie. Les Egyptiens ont décroché 11 médailles, dont 6 d’or, 3 d’argent et 2 de bronze, terminant 2e derrière la Tunisie, le pays hôte. En juin dernier, les lutteurs ont continué sur cette lancée en décrochant un grand nombre de médailles aux Jeux méditerranéens de Mersin (Turquie). Ils ont décroché en tout 11 médailles (une d’or, 4 d’argent et 6 de bronze). La grande vedette de l’équipe égyptienne a été le jeune Haissam Mahmoud (55 kg, gréco-romaine) qui a remporté la seule médaille d’or obtenue par la lutte égyptienne. Fort de son titre méditerranéen, Mahmoud disputera les Mondiaux avec confiance. Lui et ses coéquipiers ont bien préparé ces Championnats du monde de Budapest. Après plusieurs stages de préparation à l’étranger et plusieurs compétitions internationales de haut niveau, les lutteurs égyptiens ont fait leur dernière étape de préparation en Azerbaïdjan et en Hongrie. « Je pense que la préparation de l’équipe est excellente malgré l’instabilité dans notre pays, mais notre grand problème est le manque d’expérience des jeunes lutteurs qui ont besoin de temps pour s’améliorer », souligne Mahmoud Fathallah, entraîneur de la sélection.

En dépit de la détermination des lutteurs, la mission aux Mondiaux paraît difficile, vu leur jeune âge et leur manque d’expérience. Mais on peut quand même rêver. Une médaille d’or comme celle obtenue par Mohamad Abdel-Fattah en 2006 n’est pas impossible.

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