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Vers un transport « vert »

Hanaa Al-Mekkawi , Mercredi, 11 mai 2022

Le gouvernement a lancé un plan de conversion des moyens de transport aux énergies propres, en vue de préserver l’environnement.

Vers un transport « vert »

Le premier vol d’essai sur le continent africain, opéré par la compagnie nationale Egyptair, avec des services respectueux de l’environnement a décollé de l’aéroport du Caire pour Paris en janvier dernier. Piloté par Mohamed Manar, ministre de l’Aviation civile, ce vol du Boeing 787-9, connu sous le nom de Dreamliner, fait partie de la stratégie du ministère en faveur du développement durable et de la protection de l’environnement.

Le plan d’Egyptair vise à réduire de 90 % l’utilisation de plastiques à usage unique à bord de ses vols. La société a identifié 27 produits en plastique à usage unique et les a remplacés par des produits respectueux de l’environnement. Elle prévoit de lancer en 2022 plusieurs initiatives de développement durable et de transformer tous les vols vers l’Europe en vols respectueux de l’environnement d’ici 2025. Le même service devrait ensuite être étendu à l’ensemble de son réseau aérien à tour de rôle. Cette stratégie répond aux directives de la direction politique, qui accorde une attention particulière au dossier de l’environnement et aux efforts de l’Etat pour lutter contre le phénomène du changement climatique, conformément à la « Vision égyptienne 2030 ».

Le changement ne concerne pas seulement le transport aérien, mais s’étend à l’ensemble du secteur de transport, à commencer par la mise en place d’un réseau de transport public « vert » d’ici à 2023. « Tous les pays du monde ont commencé à changer leur système de transport et s’orientent vers une énergie propre en raison du changement climatique qui affecte la santé et la vie humaine. L’Egypte a bien sûr dû participer à ce changement », explique Hassan Mahdi, professeur des routes et des ponts à l’Université de Aïn-Chams. Il explique que jusqu’à présent, l’Egypte compte sur les combustibles fossiles, c’est-à-dire le pétrole et ses dérivés. Mais la nouvelle tendance est à utiliser d’autres alternatives, dont les plus importantes sont l’électricité et l’azote gazeux, qui représentent l’avenir de l’industrie des moyens de transport dans le monde. L’Egypte s’est mise à l’énergie propre parce qu’elle a un rôle à jouer dans la préservation de l’environnement mondial.

D’après Magdi Salah, expert dans le domaine des routes et du transport, l’Egypte a déjà lancé le projet de conversion des voitures au gaz naturel, d’autant plus que plusieurs découvertes de gaz ont été faites ces dernières années. Quant à l’azote gazeux, qui est déjà en usage dans certains pays dont les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite, il est encore en phase expérimentale en Egypte.

Mais outre le gaz, plusieurs alternatives propres existent, telles l’énergie éolienne, solaire et l’électricité. Et comme beaucoup d’autres pays au monde, l’Egypte a commencé par l’électricité comme une source d’énergie sûre et non polluante pour l’environnement. « L’Etat vise à convertir entre le tiers et la moitié des véhicules à l’énergie propre d’ici à 2030. Ce plan est mis en place en partenariat avec l’Allemagne, la France et la Chine », explique Magdi Salah.

Différents impacts

Le plan actuel, continue-t-il, consiste à mettre en oeuvre des projets géants de développement des transports d’ici à 2023. Il s’agit du monorail, du train électrique RT, de bus et de bus à fréquence, ainsi que du métro. Le train express électrique sera achevé après 2023. Quant aux anciens moyens de transport, dit Magdi Salah, ils seront remplacés progressivement. Un plan de remplacement et de renouvellement progressifs avait déjà commencé avec le projet de conversion des taxis au gaz naturel.

L’expert souligne que le changement ne sera pas seulement au niveau de l’environnement, mais il aura aussi un impact économique positif sur le citoyen et sur l’Etat. Au début, il était difficile de trouver des batteries électriques dotées d’une longue autonomie et les prix étaient élevés. Mais maintenant, le monde commence à produire de nouvelles batteries avec une nouvelle technologie qui a résolu de nombreux problèmes, tels la durée et le mode de charge. Sur le plan économique, les prix étaient élevés, mais maintenant, il y a de nouveaux produits moins chers, et le rendement est très économique par rapport au pétrole, au diesel et à d’autres dérivés. Ainsi, le coût de l’énergie électrique dans les transports ne dépasse pas 20 % de celui des carburants conventionnels. Il y aura des économies d’énergie et le pétrole pourra être utilisé dans la production et la fabrication d’électricité. Et, de plus, les technologies modernes contribueront à réduire l’élément humain dans la conduite de véhicules, ce qui fera baisser les accidents.

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