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Indices macroéconomiques: Bilan prometteur

Amani Gamal El Din , Mercredi, 02 mars 2022

La ministre de la Planification et du Développement économique vient de publier les indices de l’économie égyptienne au deuxième trimestre de l’année fiscale 2021-2022. Les résultats sont meilleurs que prévu. Analyse

Indices macro conomiques  : Bilan prometteur
La hausse du PIB au 2e trimestre s explique par l essor de certains secteurs, tels le tourisme, les t l communications, le Canal de Suez, les industries auxiliaires et le secteur agricole.

L’économie égyptienne se porte mieux qu’on ne l’espérait. C’est ce que vient d’annoncer Hala Al-Saïd, ministre de la Planification et du Développement économique, lors d›une conférence de presse au cours de laquelle elle a annoncé les indices macroéconomiques du deuxième trimestre de l’année fiscale 2021-2022 (octobre à décembre 2021). La croissance par rapport au PIB a atteint 8,3%, contre 2,9% au cours de la même période de l’année fiscale 2020-2021. La ministre s’est félicitée du bilan de l’économie égyptienne réalisé dans un contexte d’incertitude pour l’économie mondiale: le variant Omicron, le confinement imposé par certains pays, les perturbations au niveau des chaînes mondiales d’approvisionnement et les politiques monétaires restrictives (hausse des taux d’intérêt) attendues dans les grandes économies, tels les Etats-Unis et l’Europe. « Le taux de croissance au cours de la première moitié de l’année 2021-2022 s’est rapproché de 9%, c’est le plus haut jamais réalisé en une décennie. Il était de 1,3% au cours de la même période de l’année fiscale précédente et de 6,2% sur l’ensemble de l’année (avant les troubles géopolitiques). Ce taux est supérieur à celui projeté par la Banque mondiale, qui avait prévu 5,4%, et par le Fonds monétaire international, qui avait annoncé 5,6 % », a déclaré Al-Saïd. Ces estimations vont bien au-delà des précédentes prévisions du gouvernement. « Nous ne nous attendions pas à ce que la reprise soit aussi forte au 2e trimestre au point de franchir la barre des 8%. Nous n’avions prévu que 5,6% pour toute l’année. Mais je pense qu’en réactualisant nos chiffres, nous serons proches de ceux du ministère de la Planification », explique Aliaa Mamdouh, macroéconomiste auprès de la banque d’investissement Beltone. Cet essor s’explique, selon la ministre, par la relance rapide de certains secteurs comme l’hôtellerie et la restauration grâce au rétablissement du tourisme qui a réalisé une croissance de 62,7%, suivi par le secteur des télécommunications (16,7%), le Canal de Suez (13%) et les industries auxiliaires (10,01%). Il faut noter que le secteur agricole a franchi la barre des 5% pour la première fois.

En ce qui concerne l’emploi, Hala Al-Saïd a annoncé que le taux de croissance avait légèrement baissé, passant de 7,5% au premier trimestre à 7,4% au second. « Les secteurs ayant le plus contribué à l’emploi sont celui de l’agriculture suivi par ceux du commerce, du commerce de détail, des constructions, des industries auxiliaires, du transport et du stockage », a expliqué la ministre.

En ce qui concerne l’inflation, elle est dans la fourchette ciblée par la Banque Centrale, soit 7+2% ou 7-2%. Mais, il est prévu qu’elle augmente, étant donné l’inflation mondiale, selon Aliaa Mamdouh. Elle explique: « Nous nous attendons à 9% à la fin de l’année 2021-2022, surtout avec les récentes secousses géopolitiques qui impactent le budget et font pression sur les taux de change ». « La hausse attendue de l’inflation s’expliquera par la hausse des prix des produits de base, les fluctuations sur le marché de l’énergie et la hausse de la demande sur les produits de base en comparaison avec celle sur les services », analyse le communiqué du ministère. Toutes les prévisions seront revues à cause des considérations géopolitiques. Et il faudra attendre quelque temps pour voir l’impact de celles-ci sur l’économie.

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