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Laissez couler l’eau du Nil

Ghada Ismaïl, Mardi, 07 juillet 2020

Un groupe de journalistes a lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour rallier l’opinion publique, régionale et internationale à la cause de l’Egypte sur la question du barrage.

Laissez couler l’eau du Nil

« Let Nile Flow », tel est le nom d’une campagne médiatique lancée récemment par un groupe de journalistes égyptiens sur les réseaux sociaux en 4 langues : arabe, anglais, français et swahili. Cette initiative, la première de son genre, vise à mobiliser l’opinion publique internationale et africaine pour soutenir la position de l’Egypte sur la crise du barrage. Sur sa page Facebook, sous le titre de Daily Debunker, la campagne publie chaque jour des informations bien documentées et provenant de sources officielles pour réfuter les allégations que l’Ethiopie tente toujours de répandre concernant les droits historiques de l’Egypte dans les eaux du Nil. « Ne le croyez pas : L’Ethiopie prétend que l’Egypte entrave ses plans de développement qui visent à réduire les taux de pauvreté, car elle s’oppose à la construction du barrage de la Renaissance. La vérité : L’Egypte a approuvé la construction du barrage de Tana pour la production de l’électricité et celle du barrage de Tekezé sur le Nil bleu, qui retient 9 milliards de m3, malgré son impact sur elle, mais l’Egypte peut absorber cet impact. Notons que le barrage était construit au service de l’agriculture et de l’électricité, et que l’Egypte soutient le développement de l’Ethiopie », peut-on lire sur le site.

Des spécialistes et des experts internationaux ont également rejoint l’équipe de cette initiative pour dévoiler les risques potentiels du barrage sur les pays en aval. Dr Khaled Abou-Zeid, directeur régional des programmes techniques au Conseil arabe de l’eau, était le premier invité du groupe, samedi dernier, pour présenter en ligne aux internautes une comparaison détaillée entre les ressources en eau en Egypte et en Ethiopie. « La part d’eau renouvelable par habitant en Ethiopie est de 8 100 m3 par an, ce qui équivaut à 8 fois le seuil de pauvreté en eau estimé à 1 000 m3 par an par habitant, tandis qu’en Egypte, la part d’eau renouvelable par habitant est de 570 m3 », explique Abou-Zeid. A la fin de son intervention, il a salué l’initiative Let Nile Flow, soulignant l’importance de ce type des initiatives médiatiques, pour « rapprocher les peuples des pays du bassin du Nil » et « faire le lien entre experts, décideurs et opinion publique ».

Vous pouvez suivre l’initiative sur la page Facebook https://www.facebook.com/Let-Nile-Flow

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