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Birmanie : le prix Nobel de la paix déçoit

Lundi, 22 avril 2013

Prix Nobel
Aung San Suu Kyi

En refusant de condamner les attaques contre les musulmans, l’opposante birmane, Aung San Suu Kyi, a perdu un peu de son aura auprès des défenseurs internationaux des droits de l’homme, mais cette stratégie lui évite certainement de s’aliéner son propre peuple avant les élections de 2015. Près d’un mois après des heurts entre bouddhistes et musulmans qui ont fait 43 morts parmi les musulmans dans le centre du pays, l’ancienne prisonnière politique devenue députée a exprimé sa compassion envers les musulmans, largement visés par ces violences qui ont détruit mosquées et maisons, mais Suu Kyi, membre de l’ethnie majoritaire bamar, qui fait face à une certaine méfiance des minorités, n’a clairement condamné ni les violences contre les musulmans, ni les discours de haine de moines bouddhistes extrémistes.

Comme en 2012, lorsque des violences entre bouddhistes de la minorité rakhine et musulmans de la minorité apatride des Rohingyas avaient causé la mort d’au moins 180 personnes dans l’ouest, elle a surtout insisté sur l’importance de l’« Etat de droit ». Une attitude loin de satisfaire à l’étranger les défenseurs des droits de l’homme qui attendaient plus de la lauréate du prix Nobel de la paix.

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