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Portraits d’athlètes hors du commun

Lundi, 02 janvier 2017

Al-Ahram Hebdo a sélectionné 6 athlètes qui ont marqué l’année 2016 par leurs performances remarquables. Retour sur les succès qui promettent encore plus.

Portraits d’athlètes hors du commun

Hédaya Malak, la légende du taekwondo

Hédaya Malak, la légende du taekwondo

En remportant la médaille de bronze aux Jeux Olympiques (JO) de Rio 2016, Hédaya Malak (57 kg) a marqué l’histoire du taekwon­do égyptien en devenant la première femme égyptienne à remporter une médaille olym­pique dans cette discipline. Le taekwondo dépend plus de la technique plus que de la force, et malgré l’apparence fine de la jeune femme, ce sport de combat lui convient à mer­veille. Elle fait preuve d’une vitesse et d’une souplesse remarquables ainsi que d’une tech­nique hors du commun. Cette championne attire l’attention depuis des années. Elle a commencé à s’entraîner au club Al-Seid du Caire et s’est rapidement montrée très compé­tente. En 2009, elle intègre la sélection égyp­tienne junior. En 2011, elle entame sa carrière senior en remportant l’or aux Jeux africains et aux Jeux arabes. En 2012, elle participe à ses premiers JO et réalise un exploit en terminant 5e. Hédaya Malak poursuit alors sa jeune car­rière internationale avec réussite puisqu’elle se classe 5e aux Mondiaux, et remporte de nombreuses médailles au niveau international. L’année 2016 reste l’année la plus victorieuse pour la jeune taekwondoïste âgée de 23 ans. Elle devient n°3 mondiale juste avant les JO de Rio en continuant de rafler un grand nombre de médailles dans les compétitions internatio­nales. Elle a glorieusement terminé sa saison en obtenant la médaille d’argent à la finale du Grand Prix, organisé au début de ce mois à Azerbaïdjan. En 2017, la jeune fille espère réaliser son rêve en remportant une médaille aux Championnats du monde.

Mohamad Ihab, tête d’affiche de l’haltérophilie

Mohamad Ihab, tête d’affiche de l’haltérophilie

L’année 2016 a été celle de la gloire pour l’haltérophile Mohamad Ihab, âgé de 27 ans. L’homme de 77 kg a fait honneur à l’haltérophilie égyptienne en remportant une médaille de bronze aux JO de Rio. Il a réalisé un exploit en soulevant un total de 361 kg (165 à l’arraché et 196 à l’épaulé-jeté).

Ce champion s’est distingué très tôt dans son parcours. Depuis 2007, il se fait remarquer dans les compétitions africaines et interna­tionales, en se classant 5e aux Mondiaux juniors en République tchèque. En 2008, il a remporté trois médailles de bronze et une d’argent aux Mondiaux juniors de Colombie avant d’entamer sa carrière chez les seniors en 2009. En 2012 avant le début des JO de Londres, le jeune homme a été suspendu pendant 2 ans suite à un contrôle positif lors d’un test antidopage. Pendant plus d’un an, Ihab s’est isolé pour travailler avec son entraîneur dans sa ville natale, Fayoum. Il a ensuite repris des entraînements professionnels dans l’intention de revenir en force dans les compétitions de haut niveau. Après son come-back, il a réalisé un premier exploit en remportant 2 médailles d’argent et une de bronze aux Championnats du monde du Kazakhstan de 2014. Cette performance lui a permis de se classer 5e mondial. L’année 2015 a été celle du succès pour ce champion, qui remporte alors 2 médailles d’or aux Mondiaux des Etats-Unis, en soulevant 152 kg à l’arraché et 211 kg à l’épaulé-jeté. Enfin, en 2016 il poursuit sa lancée en gagnant le bronze aux JO de Rio. La réussite du jeune homme ne s’arrête pas là, puisque au début de ce mois, il a remporté la médaille de bronze au Grand Prix du Qatar dans une catégorie de poids supérieure à la sienne. Le jeune athlète a encore beaucoup à apporter à l’haltérophilie égyptienne dans les années à venir et souhaite poursuivre sa carrière internationale.

Sara Samir, la plus jeune médaillée olympique

Sara Samir, la plus jeune médaillée olympique

Agée de seulement 18 ans, Sara Samir (63 kg) a réalisé une performance remar­quable aux JO de Rio. Elle a remporté une médaille de bronze en soulevant un total de 255 kg (112 à l’arra­ché et 143 à l’épaulé-jeté).

Très jeune, elle a déjà tout d’une grande championne, comme en témoigne son palmarès en hal­térophilie. En 2012, Sara rencontre ses premiers succès en remportant 6 médailles d’or aux Championnats d’Afrique en Tunisie. Dès lors, les victoires s’enchaînent. En 2013, elle remporte 3 médailles d’or aux Mondiaux juniors, puis en 2014, elle rafle l’or dans tous les tournois qu’elle dispute. Son plus bel exploit reste sa performance aux JO de la jeunesse de 2014, où elle remporte encore une fois la médaille d’or. Cette même année, elle participe aux Mondiaux seniors et se classe 12e au rang mondial. En 2015, elle remporte 3 médailles d’or aux Mondiaux juniors. En tant qu’athlète senior, Sara réalise ses deux premiers exploits en 2015, en gagnant une médaille d’argent à la Coupe du monde de Chine et la 4e place aux Mondiaux. Pleine d’ambition, Sara explique qu’elle a encore beaucoup de rêves : « Mon objectif principal est de remporter le titre de championne du monde senior, puis le titre de championne olympique de Tokyo 2020. Je crois que je suis capable d’accomplir ce rêve. Dans la catégorie de mon âge, je remporte l’or facilement et je bas les Chinoises. A 22 ans, je devrai être capable de remporter l’or en senior ».

Nour Al-Cherbini, n°1 mondiale de squash

Nour Al-Cherbini, n°1 mondiale de squash

Nour Al-Cherbini, actuelle n°1 mondiale PSA (Association des joueuses professionnelles de squash), est la première championne du monde individuelle égyptienne de squash féminin. En 2009, la jeune fille de 13 ans a remporté le titre de championne du monde junior devenant la plus jeune fille de l’Histoire à remporter ce titre mondial au niveau des juniors. Sept ans plus tard, Al-Cherbini réalise un nouvel exploit en remportant le titre mondial chez les seniors. En deve­nant la première Egyptienne à rem­porter un titre mondial de squash, elle grave son nom dans l’histoire du sport féminin égyptien. De plus, le squash mondial retiendra qu’Al-Cherbini est la plus jeune joueuse (20 ans) ayant réussi à remporter le titre. La talentueuse athlète se distingue par une excellente condition physique et une grande rapidité. Des qualités qu’elle veut améliorer en 2017. Pour assurer sa réussite, l’athlète souhaite à tout prix garder son titre de championne du monde et ainsi rester au sommet du classement mondial. « Ma réussite n’est pas un hasard. Je vais faire de mon mieux pour garder ma place en squash pour de nom­breuses années », espère Nour Al-Cherbini.

Afaf Al-Hodhod, l’avenir du tir égyptien

Afaf Al-Hodhod, l’avenir du tir égyptien

Malgré son jeune âge, la tireuse Afaf Al-Hodhod a réalisé un exploit pour le tir égyptien en terminant 5e aux Jeux olympiques de Rio 2016. Pour cette première participation aux JO, elle a obtenu 137,1 points dans l’épreuve du pistolet à 10m, air comprimé. Une perfor­mance remarquable pour le tir féminin puisque la jeune athlète a su se démarquer face à des tireuses plus âgées et plus expérimentées. Personne n’imaginait une telle performance et à ce propos la jeune fille confie : « C’était au-delà de mes rêves et la compétition était très rude. Cette performance m’a ren­due très fière et m’a poussée à travailler dur pour offrir à mon pays la plus belle médaille. Rien ne peut me rendre plus heureuse ». Afaf a commencé le tir en 2009 puis a rejoint la sélection égyptienne dames en 2012, avec qui elle enchaîne les bonnes per­formances au niveau africain et international. En 2014, elle s’est classée 5e aux JO de la jeunesse. En 2014, 2015 et 2016, elle remporte chaque année le titre de championne d’Afrique. Enfin en 2016, la jeune athlète s’est mon­trée victorieuse en remportant 2 médailles d’or et une d’argent lors de 2 tournois Grand Prix, aux Pays-Bas et en Autriche. Pleine d’ambition, elle explique : « Je suis encore très jeune et je peux encore m’améliorer. Mon véritable rêve serait de devenir la première tireuse à fouler le podium olympique ».

Giana Farouk, double championne du monde

Giana Farouk, double championne du monde

A 22 ans, la karatéka égyptienne, Giana Farouq Loutfi, est devenue la plus jeune karatéka à occuper la première place au classement mondial senior dans la catégorie des -61 kg. Elle a décroché ce titre en gagnant un grand nombre de médailles au cours de la dernière saison, dont la médaille d’or des -61 kg, kumité, aux Championnats du monde en octobre, en Autriche. Déjà championne du monde depuis la saison précédente, elle a ainsi pu conserver son titre. Grâce à cette médaille, l’Egypte s’est classée 4e aux Mondiaux. En 3 ans, l’athlète égyptienne n’a perdu aucun titre mondial. Cette dernière médaille d’or est son 6e titre consécutif aux Championnats du monde, dames et juniors (-21 et -18 ans). La jeune Giana a com­mencé à s’entraîner au club Ahli à l’âge de 6 ans et a rapide­ment attiré l’attention de ses entraîneurs. En 2009, elle devient la plus jeune athlète en équipe nationale en intégrant la sélection junior. Malgré son jeune âge, elle a su se faire une place au sein de l’équipe avec qui elle a remporté la médaille d’or aux Championnats d’Afrique. Depuis 2013, elle a décroché l’or aux Mondiaux à la fois chez les juniors et chez les seniors. Malgré tous ces succès, la jeune championne est encore pleine d’ambition. « Je ne suis pas totalement satisfaite. J’ai encore beaucoup d’ob­jectifs à atteindre. Aujourd’hui, le premier est de remporter la médaille d’or aux JO de Tokyo 2020 », explique-t-elle. A noter que cette année le Comité olympique international a décidé d’intégrer le karaté au programme des JO 2020, une première dans l’Histoire. Pour Giana, « c’est un rêve qui se réalise ».

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