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En route pour Rio

Doaa Badr, Mardi, 16 février 2016

Les taekwondoïstes Siham Al-Sawalhi et Ghofran Zaki ont décroché cette semaine leurs tickets pour les Jeux olympiques de Rio. Portraits croisés.

En route pour Rio
Al-Sawalhi (à gauche) rêve du podium olympique. (Photo : www.wtf.org)
Agadir, au Maroc, la sélection nationale de taekwondo a réussi à remporter 2 tickets olympiques grâce à Siham Al-Sawalhi (-67kg) et Ghofran Zaki (-68 kg) après avoir décroché respectivement la médaille d’argent et la médaille d’or lors des éliminatoires africaines qualificatives pour les Jeux Olympiques (JO) de Rio de Janeiro 2016.

Siham a décroché le premier ticket olympique dans la catégorie -67 kg, après avoir battu la Malienne, Nana Doumbia, en quarts de finale. Elle a battu en demi-finales Sofia Reis du Cap-Vert, pour assurer la qualification olympique offerte aux 2 premiers de chaque catégorie. En finale, Al-Sawalhi a été battue par l’Ivoirienne Gbagbi Ruth. Ainsi, Al-Sawalhi, l’Egyptienne la plus expérimentée de la sélection nationale, disputera les JO pour la 2e fois. « Je suis très heureuse de cette qualification à laquelle je m’attendais. Mais il faut savoir que la concurrence n’était pas facile du tout », confie la jeune athlète.

Son compatriote, Ghofran Zaki, lui aussi, s’est qualifié dans la catégorie -68 kg. Son parcours a été très long. Au premier tour, il a été directement qualifié, puis il a battu en 8es de finale Ramosoeu Nkuebe du Lesotho. Lors des quarts de finale, il a battu le Marocain Faiçal Saïdi, qui a pourtant bénéficié de l’encouragement de son public en jouant à domicile. Il a poursuivi sa lancée en demi-finales, en battant David Boui de la République centrafricaine. En finale, face au Sénégalais Balla Dieye, l’Egyptien a brillé en remportant la médaille d’or, affirmant ainsi sa qualification olympique. « Je suis fou de joie, c’est un rêve qui se réalise. La mission n’était pas facile du tout. Ma catégorie de poids comporte le Sénégalais Dieye, médaillé de bronze aux Mondiaux 2013, et le Marocain, Saïdi, qui jouait en présence de ses fans. Mon match contre ce dernier était le plus difficile, car c’est un excellent athlète, son public est très enthousiaste et l’arbitrage était difficile. J’ai pu maîtriser la rencontre grâce aux directives de mon entraîneur génial Ossama Al-Sayed qui m’a beaucoup aidé durant ce match », souligne Zaki, qui disputera à 24 ans ses premiers JO à Rio de Janeiro.

En route pour Rio
En remportant l'or au Maroc, Zaki (2e de gauche) se qualifie pour les JO pour la première fois. (Photo : Facebook de l'athlète)

Al-Sawalhi et Zaki ont le même âge (24 ans), mais pas la même expérience. La jeune fille est beaucoup plus expérimentée. A l’âge de 6 ans, elle a commencé à pratiquer le taekwondo au Centre de jeunesse d’Al-Assafra à Alexandrie. Elle a attiré l’attention des observateurs dès ses débuts. Elle n’a raté l’or à aucune compétition. En 2005, elle a intégré la sélection juniors pour la première fois. Un an plus tard, elle a intégré la sélection seniors alors qu’elle n’avait que 14 ans seulement, devenant ainsi la plus jeune athlète de l’équipe nationale. A l’époque, elle a réalisé son premier exploit en remportant la médaille d’or aux Championnats d’Afrique seniors 2006. « J’étais un phénomène pour certains. Depuis, j’ai toujours fait partie de la sélection nationale. J’ai continué à récolter des médailles internationales », dit la jeune fille qui possède un palmarès exceptionnel : une médaille d’argent aux Mondiaux juniors 2008, une médaille d’or aux Championnats méditerranéens 2010, et une panoplie de médailles d’or aux Championnats d’Afrique. Cette saison est exceptionnelle pour elle. Elle a décroché une médaille d’or aux Jeux militaires, une médaille d’or aux Jeux africains, plusieurs médailles aux tournois internationaux et en Grand Prix, et enfin une médaille d’argent aux éliminatoires africaines du Maroc 2016.

Quant à Zaki, il a commencé à pratiquer la discipline à l’âge de 8 ans, au club Al-Chams (Le Caire). Mais ses débuts n’étaient pas brillants comme sa compatriote. « Depuis mes débuts en 2000 jusqu’en 2008, je n’ai remporté aucune médaille. Mon niveau était moyen. En 2008, j’ai pu remporter ma première médaille aux Championnats nationaux », se souvient-il. En 2009, il intègre la sélection juniors pour la première fois. Et en 2013, il fait parler de lui, en devenant le numéro 1 égyptien en terminant 5e aux Championnats du monde. Mais il a arrêté le taekwondo la saison dernière pour se consacrer aux études. Cette saison, il a réalisé sa meilleure performance en remportant la médaille d’or aux Jeux africains 2015 et la médaille d’or aux éliminatoires africaines du Maroc 2016.

Actuellement, les deux taekwondoïstes ont du pain sur la planche d’ici aux JO de Rio de Janeiro. Ils devront améliorer leur niveau technique et physique. « Le nouveau système de jeu exige plus de force pour inscrire des points. Ainsi, il est indispensable de changer notre système de jeu », dit Al-Sawalhi qui, tout comme son compatriote Zaki, rêve d’une médaille olympique.

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