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Ahmad Al-Attar : Les créateurs travaillent trop souvent dans des cercles clos

May Sélim, Lundi, 14 septembre 2015

Ahmad Al-Attar, directeur de la troupe Al-Maabad (le temple) qui présente Al-Achaë Al-Akhir (le dernier repas).

Ahmad Al-Attar
(Photo: Moustapha Abdel-Aty)

Al-Ahram Hebdo : Vous participez au festival pour la première fois. Pourquoi avoir attendu cette 8e édition ?
Ahmad Al-Attar : J’avais un spectacle prêt qui répond aux critères du festival. Ma dernière pièce L’Importance d’être un Arabe remonte à 2009. A l’époque, je n’avais pas assez d’informations sur le festival qui était encore à ses débuts. En tant qu’homme de théâtre, je pense que les créateurs travaillent trop souvent dans des cercles clos. Le ministère de la Culture et le théâtre de l’Etat se suffisent à eux-mêmes. Les indépendants ont leurs propres expériences, etc. J’ai voulu nouer des relations avec l’organisation officielle de la culture et le théâtre de l’Etat afin de communiquer avec eux.

— Vous et votre troupe faites partie du théâtre indépendant. Mais le festival vous a classés sous l’étiquette du théâtre privé. Pourquoi ?
— Cette classification est due au fait que le spectacle est produit par ma compagnie Orient. Les billets sont vendus à des prix modérés. Mon théâtre n’adopte pas le concept du théâtre privé. En premier lieu, le privé est un théâtre à but lucratif. Il était très répandu en Egypte dans les années 1990. Je crois qu’il y a un malentendu dans l’interprétation de ce concept « privé ». Ni moi, ni le metteur en scène Mohamad Gaber, qui donne Hannibal produit par la compagnie Rawan, ne visons à jouer le rôle d’un théâtre commercial qui cherche uniquement à vendre des billets.

— Concurrencer d’autres troupes professionnelles, débutantes ou universitaires vous semble-t-il intéressant, surtout que votre spectacle est interprété par des stars telles que Sayed Ragab ?
— Concurrencer d’autres troupes théâtrales dans un festival n’a aucun intérêt. L’idée est plutôt de montrer les différents genres théâtraux. Je préfère sélectionner les dix meilleurs spectacles égyptiens produits durant l’année et les soutenir avec un bon budget afin de mieux les représenter.

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