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La loi et le terrorisme

Dimanche, 12 juillet 2015

Dans les moments de tension et d’agitation, et lorsque l’Egypte est mena­cée, nous avons besoin d’énormément de sagesse et de réflexion.

Pour faire face au terro­risme, mieux vaut avoir un Etat de droit que de promul­guer une loi non adaptée au contexte actuel. Effectivement, la nouvelle loi sur la lutte contre le terro­risme a besoin d’être réétu­diée pour s’assurer de son efficacité, de son impact sur le rôle des médias et aussi sur les libertés essentielles garanties par la Constitution.

Durcir les sanctions n’a jamais aidé ni à restreindre le trafic de drogues ni à remédier au problème du tra­fic routier. Et si les crimes terroristes les plus dange­reux ont été commis par des kamikazes ou des personnes qui croient être des martyrs, le durcissement des sanc­tions sera encore moins effectif que dans le cas des trafiquants de drogues et des contrevenants au code de la route.

Donc, la nouvelle loi sur la lutte contre le terrorisme semble avoir plus d’inconvé­nients que d’avantages. Effectivement, les restric­tions imposées aux médias par cette loi sont inconstitu­tionnelles et portent atteinte à la liberté des médias. Des médias placés sous la menace des armes et de la prison ne peuvent pas évo­luer. Au contraire, ils vont commettre plus d’erreurs et finiront par perdre leur rôle, y compris celui qu’ils jouent dans la lutte contre le terro­risme.

Il est illogique qu’un jour­naliste soit emprisonné pen­dant 2 ans pour avoir publié une fausse nouvelle ou des informations non officielles concernant un acte terroriste.

Pour ce qui est des infor­mations officielles, on peut obliger les médias à se conformer aux communi­qués des forces armées et des services de sécurité .

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